ACCUEIL   SUIVEZ-NOUS SUR    ESPACE PRESSE    CONTACT    ACCÈS ADHÉRENT
 
 
Vous êtes ici : OLD L'ACTUALITÉ SYNDICALE > 2012, 6ème année de baisse des tarifs de biologie médicale : Trop c'est trop !
 
 

2012, 6ème année de baisse des tarifs de biologie médicale : Trop c'est trop !

Envoyer Imprimer PDF
Paris, le 22 septembre 2011 - Le Syndicat des biologistes (SDB) est consterné par la présentation du projet de loi de financement de la sécurité sociale qui prévoit en 2012 une baisse des tarifs de la biologie médicale pour la 6ème année consécutive (170 millions d'effort à répartir entre biologie et radiologie). Contrairement aux promesses et à l'intérêt de notre système de santé, il semble que le gouvernement ait choisi de mettre en difficulté le secteur libéral pour donner les clés de la biologie médicale aux financiers et à l'industrie. Un choix irresponsable et dangereux pour la santé publique. Le SDB est plus que jamais déterminé à faire entendre la réalité de la situation à ses interlocuteurs institutionnels comme aux 400000 patients qui franchissent chaque jour la porte des laboratoires.

"Le SDB doit-il préparer une vaste campagne de mobilisation des biologistes médicaux et d'information des patients sur l'abandon par l'État d'un secteur fondamental pour la médecine moderne ? s'interroge François Blanchecotte, président du SDB. En pleine tourmente financière mondiale, chacun saura juger la portée de décisions irresponsables qui reviennent à donner les clés d'une partie de la santé publique aux marchés".

Cette sixième baisse annoncée des tarifs de biologie médicale intervient alors que le SDB a prévenu depuis plusieurs mois que les laboratoires de biologie libéraux seraient gravement fragilisés par une telle décision. Ils sont en effet en pleine restructuration et en cours d'accréditation, une obligation imposée par le gouvernement.

Facteur aggravant, cette baisse intervient alors que les assouplissements de l'accréditation et les mesures stoppant la financiarisation de la biologie médicale ont été mis à la corbeille cet été par le Conseil constitutionnel avec la moitié de la proposition de loi Fourcade. Il n'est pas difficile de comprendre qu'en ne bloquant plus la financiarisation tout en affaiblissant de nouveau les laboratoires par une nouvelle baisse des tarifs et le maintien des contraintes maximales de l'accréditation, le gouvernement fait le lit de l'industrialisation de la biologie médicale et signe la mort du secteur libéral. Le SDB luttera par tous les moyens contre cette option, aujourd'hui non dite, mais qui transparaît de l'ensemble des décisions prises.

"En faisant ces choix qui condamnent de fait le secteur libéral, le gouvernement joue à un jeu très dangereux pour la santé publique des Français,
s'inquiète François Blanchecotte. Si les groupes financiers peuvent aujourd'hui clamer qu'ils peuvent tout absorber, baisses de tarifs et accréditation, c'est pour mieux tuer le secteur libéral. Mais à terme, et les exemples dans d'autres secteurs sont maintenant largement connus, ils feront pression ou joueront sur la qualité des soins et la proximité. Sans compter la fragilisation potentielle de l'offre de soins résultant d'un retrait brutal d'un investisseur. Certes les libéraux sont plus difficiles à manier pour un gouvernement. Mais ils offrent bien plus de garanties à la population en terme de pérennité, d'engagement médical, de qualité, de proximité et même de maîtrise des coûts."