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Des efforts restent à faire en matière de prise en charge de l'AVC Des efforts restent à faire en matière de prise en charge de l'AVC

Des efforts restent à faire en matière de prise en charge de l'AVC

20 mars 2017

Le taux de mortalité par Accident vasculaire cérébral (AVC) a diminué en France en raison notamment de la création des Unités neuro-vasculaires (UNV)1. Une amélioration qui, toutefois, ne bénéficie ni aux femmes de 45 à 64 ans ni aux personnes âgées.

Entre 2008 et 2013, le taux de mortalité par AVC a diminué de 13,1 % sachant qu’en 2013, 31 346 décès par AVC ont été comptabilisés. Cette diminution concernait les deux sexes et les différentes classes d’âge, exceptés les femmes de 45 à 64 ans et les personnes de 85 ans et plus. Ces évolutions favorables reflètent une augmentation de la survie liée à l’amélioration importante de la prise en charge thérapeutique au moment de la phase aigüe.

Des disparités d’accès aux UNV

En France, depuis le début des années deux mille et, plus récemment, dans le cadre du Plan d’actions national AVC 2010-2014, la prise en charge de l’AVC s’est structurée avec le développement important des UNV pour lesquelles des disparités d’accès persistent néanmoins. Une marge de progression demeure puisque moins d’un patient sur deux a été hospitalisé en UNV en 2014 et que les délais d’accès aux UNV demeurent importants dans certaines zones géographiques. Le développement de la télémédecine et, plus particulièrement, de la télé-fibrinolyse, pourrait permettre d’atténuer certaines inégalités territoriales dans la prise en charge de l’AVC. De plus, les efforts de prévention primaire de l’AVC doivent être poursuivis, notamment chez les moins de 65 ans, afin de juguler l’augmentation observée du taux de patients hospitalisés pour AVC.

Une hausse de la prévalence de facteurs de risque vasculaires

Quant à la stabilisation de la mortalité des femmes de 45-64 ans, observée dans l’étude, elle attesterait en partie des augmentations importantes de l’incidence de l’AVC ischémique dans ces classes d’âge, en lien avec la hausse de la prévalence de facteurs de risque vasculaires. Ainsi, un accroissement de la proportion de femmes âgées de 55 à 64 ans qui fument quotidiennement a-t-elle été observée en France entre 2005 et 2014.

En revanche, l’absence de baisse de la mortalité chez les personnes âgées de 85 ans ou plus est probablement liée à des causes différentes : en l’occurrence, une hospitalisation en UNV moins fréquente que chez les jeunes adultes, une moindre mobilisation des ressources médicales et la hausse de l’incidence des AVC hémorragiques observée chez les plus de 80 ans.


1 BEH n°5 du 21 février 2017, « Mortalité par accident vasculaire cérébral en France en 2013 et évolutions 2008-2013 ».

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