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Cholestérol et glycémie réalisés en officine

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logo_cngpoAllianz et le Collectif national des groupements de pharmaciens d'officine ont établi un protocole sur la prévention des risques cardio-vasculaires qui comporte l'étude de cinq facteurs de risques dont la cholestérolémie et la glycémie. Les pharmaciens s'engagent ainsi dans un service pérenne et rémunéré.

Ce protocole pose le problème des compétences respectives des professions de santé.

Depuis le 18 janvier 2011, l'assureur santé Allianz et le Collectif National des Groupements de Pharmaciens d'Officine (CNGPO) proposent aux officinaux de participer à une opération d'envergure nationale sur la prévention des risques cardio-vasculaires.

Lors de ce dépistage, intéressant toute personne à priori en bonne santé, cinq facteurs de risque sont mesurés : cholestérolémie, glycémie, hypertension, indice de masse corporelle et tour de taille, tabagisme. Ces différents examens sont réalisés, sur place, au cours d'un "acte pharmaceutique". Rappelons que l'ordonnance réformant la biologie médicale a supprimé l'arrêté du 8 février 1979 permettant aux pharmaciens d'officine d'effectuer des analyses dont la liste ne comportait d'ailleurs pas le cholestérol.

Ce protocole, qualifié de "démarche innovante" pose une fois encore les limites des compétences des professions de santé. Les organisateurs en sont conscients puisqu'ils proposent aux pharmaciens qui signent leur charte d'engagement "une formation élaborée par un comité scientifique de médecins et de pharmaciens indépendants".

D'après la présentation de ce nouveau service pérenne, l'intérêt est multiple :
  • Pour le bénéficiaire, il permet un dépistage rapide avec ou sans rendez-vous chez un acteur de santé de proximité ;
  • Pour le pharmacien, c'est une possibilité d'élargir sa palette de services ainsi qu'une nouvelle source de rémunération dans une période où l'économie de l'officine est fragilisée.
Le prix conseillé de ce nouvel acte pharmaceutique, estimé à une durée de 20 minutes, est de 18 euros.

La poursuite de ce protocole pourrait déboucher sur des poursuites judiciaires pour exercice illégal de la biologie et peut-être de la médecine. Le SDB saisit les Conseils ordinaux.