
Le SDB salue la volonté des biologistes européens des 27 pays membres de l'Union de construire ensemble une biologie médicale européenne de qualité et regrette vivement que le leadership des biologistes français soit mis à mal par la situation de blocage actuelle dans notre pays.
A l'occasion de la consultation organisée par la Commission européenne sur le livre vert "moderniser la directive relative aux qualifications professionnelles" qui s'achève le 20 septembre, les biologistes médicaux européen ont démontré une fois de plus, sous l'impulsion des biologistes français, leur volonté d'avancer et de construire une Europe de la biologie médicale unie et de qualité. Regroupés sous le même titre de "Specialist in Laboratory Medicine", les biologistes médicaux sont les seuls parmi les professions de santé européennes à s'être mis d'accord sur la mise en place d'une plateforme européenne de reconnaissance mutuelles des qualifications professionnelles.
Le SDB, comme membre du Ceplis et l'UNPS, a activement participé à ces travaux. "Il est important que nous soyons actifs sur ce sujet, explique François Blanchecotte, président du SDB. C'est à la fois une façon de défendre le modèle français de biologie médicale en Europe, mais c'est aussi le devoir de notre syndicat d'assurer à nos confrères la possibilité d'exercer partout en Europe. Cette possibilité est particulièrement importante pour les régions transfrontalières".
Le SDB se félicite que les biologistes français jouent un rôle moteur dans cette construction européenne. Mais aujourd'hui, leur volonté de défendre le modèle libéral français ne suffit plus. "Nous avons besoin de façon urgente que l'ordonnance, dans sa version modifiée par le vote des parlementaires le 13 juillet dernier mais censurée sur la forme le 4 aout par le Conseil constitutionnel, soit de nouveau présentée par le gouvernement et adoptée telle quelle par nos élus, alerte François Blanchecotte. Nous ne pouvons pas rester dans la situation actuelle, c'est à dire la version du 15 janvier 2010 de l'ordonnance, qui ne protège pas l'exercice libéral. Le gouvernement doit également reprendre les assouplissements des étapes de l'accréditation et ainsi préserver le maillage de proximité et l'offre de soins en permettant à tous les laboratoire de prendre le train de l'accréditation". Sans cette remise en marche de la biologie médicale française, c'est son existence et son modèle qui sera mis en cause en France et indéfendable en Europe.




