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La mutualité a des réserves

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Alors que la mutualité dénonce l‘augmentation de la taxe spéciale sur les conventions d'assurance, comme l'affaiblissement de la protection sociale, les mutuelles continuent à acheter, grâce à leurs réserves financières, des établissements de soins et souhaitent ainsi devenir le deuxième offreur de soins français.

Depuis que le gouvernement a décidé d'augmenter de 3,5% à 7% la taxe spéciale sur les conventions d'assurance (TSCA), le secteur de l'assurance s'agite. Cette mesure "aggravera les inégalités d'accès aux soins en entraînant inéluctablement une augmentation du coût des contrats santé" déclare Etienne Caniard, président de la fédération nationale de la mutualité française.

Parallèlement à cette grogne, les mutuelles poursuivent leur développement en achetant des établissements de soins. Sur une publication de la mutualité française, un article fait état de la prise de contrôle de la clinique Saint Germain de Brive-la-gaillarde par la mutualité française limousine Ssam. "En plus des 71 lits de chirurgie, 18 lits de maternité et de 6 places de chirurgie en ambulatoire, précise ce groupement, l'ARS lui a délivré quatre autorisations de traitement du cancer."

Fort de ses milliards d'euro de réserves financières, prélevées sur les cotisations des adhérents, la Mutualité qui est déjà le troisième offreur de soins du pays continue de racheter l'outil de travail des soignants.

Assureur, prestataire (offreur de soins) et bientôt régulateur (retour annoncé du conventionnement individuel mutualiste), la mutualité risque un conflit d'intérêt.

Lu dans le site de l'afim, agence fédérale d'information mutualiste, du lundi 24 octobre
puceConsulter le journal de l'afim du 24 octobre 2011 (format pdf)