Les syndicats de biologie médicale sont unanimes pour rejeter les propositions de baisses des actes de la nomenclature présentées par Frédéric Van Roekeghem. Dans un communiqué de presse commun ils dénoncent cette pratique purement financière derégulation des dépenses qui fragilise le secteur de l'analyse.
Trois syndicats de biologistes libéraux dénoncent les baisses de tarifs pour la profession
PARIS, 19 octobre 2010 (APM) - Trois syndicats ont dénoncé mardi les baisses de tarifs pour les biologistes libéraux, annoncées dans le cadre des mesures d'économies du gouvernement pour 2011, qui vont entraîner, selon eux, une baisse "drastique" de leurs honoraires, au cours d'une conférence de presse.
Dans le cadre des mesures d'économies intégrées à l'objectif national des dépenses d'assurance maladie (Ondam) 2011, il est prévu une baisse des tarifs pour les radiologues et les biologistes libéraux à hauteur de 200 millions d'euros, qui devrait se répartir autour de 100 millions d'euros pour chacune de ces professions de santé.
Cette répartition n'a toutefois pas "encore été arbitrée par le ministère de la santé", a indiqué le Dr Claude Cohen, président du Syndicat national des médecins biologistes (SNMB) au cours de la conférence de presse.
"Nous dépassons les bornes", a ajouté le président du SNMB, indiquant que cette baisse des tarifs intervenait pour "la cinquième année consécutive".
Le Syndicat des biologistes (SDB), le Syndicat des laboratoires de biologie clinique (SLBC) et le SNMB ont dénoncé une baisse "imposée", décidée "en dehors de toute analyse" et relevant d'une démarche "purement comptable" consistant à baisser les tarifs des analyses "les plus courantes".
"La Caisse nationale d'assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS) nous a transmis des documents, dans lesquels il nous est proposé de baisser les tarifs de 170 examens, de 20% à 65%", a déclaré Claude Cohen.
En contrepartie, la caisse d'assurance maladie proposerait de revaloriser le forfait "pré-analytique" du patient (recueil des données administratives du patient, recueil de renseignements nécessaires à l'analyse, vérification de la conformité des échantillons,...) facturé par les laboratoires, au côté des analyses.
Cette revalorisation se ferait à hauteur de 417 millions d'euros, permettant au forfait pré-analytique, actuellement faible, de passer d'un peu moins de deux euros à près de neuf euros.
"Sur le principe, nous sommes d'accord avec cette idée", qui "revalorise notre approche médicale de la biologie" autour du contact avec le patient. "Mais la caisse fait un pas beaucoup trop rapide", a estimé Jean Benoît, président du SDB.
Au final, les trois syndicats évaluent aux alentours de 3% la baisse de leurs tarifs, qui s'ajoute aux baisses des années précédentes.
Dans le cadre des mesures d'économies intégrées à l'objectif national des dépenses d'assurance maladie (Ondam) 2011, il est prévu une baisse des tarifs pour les radiologues et les biologistes libéraux à hauteur de 200 millions d'euros, qui devrait se répartir autour de 100 millions d'euros pour chacune de ces professions de santé.
Cette répartition n'a toutefois pas "encore été arbitrée par le ministère de la santé", a indiqué le Dr Claude Cohen, président du Syndicat national des médecins biologistes (SNMB) au cours de la conférence de presse.
"Nous dépassons les bornes", a ajouté le président du SNMB, indiquant que cette baisse des tarifs intervenait pour "la cinquième année consécutive".
Le Syndicat des biologistes (SDB), le Syndicat des laboratoires de biologie clinique (SLBC) et le SNMB ont dénoncé une baisse "imposée", décidée "en dehors de toute analyse" et relevant d'une démarche "purement comptable" consistant à baisser les tarifs des analyses "les plus courantes".
"La Caisse nationale d'assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS) nous a transmis des documents, dans lesquels il nous est proposé de baisser les tarifs de 170 examens, de 20% à 65%", a déclaré Claude Cohen.
En contrepartie, la caisse d'assurance maladie proposerait de revaloriser le forfait "pré-analytique" du patient (recueil des données administratives du patient, recueil de renseignements nécessaires à l'analyse, vérification de la conformité des échantillons,...) facturé par les laboratoires, au côté des analyses.
Cette revalorisation se ferait à hauteur de 417 millions d'euros, permettant au forfait pré-analytique, actuellement faible, de passer d'un peu moins de deux euros à près de neuf euros.
"Sur le principe, nous sommes d'accord avec cette idée", qui "revalorise notre approche médicale de la biologie" autour du contact avec le patient. "Mais la caisse fait un pas beaucoup trop rapide", a estimé Jean Benoît, président du SDB.
Au final, les trois syndicats évaluent aux alentours de 3% la baisse de leurs tarifs, qui s'ajoute aux baisses des années précédentes.
BAISSE DU CHIFFRE D'AFFAIRES
"Les quatre dernières baisses de tarifs ont entraîné une baisse de 15% à 20% du chiffre d'affaires des biologistes libéraux", a estimé le président du SDB.L'augmentation des volumes des actes, aux alentours de 4% par an, "compense un peu" cette baisse continue des tarifs, selon les syndicats.
Les biologistes libéraux contestent les comparaisons internationales sur lesquelles s'appuierait la CNAMTS pour justifier ces baisses de tarifs, estimant que le rapport qu'elle a établi est "partiel et tronqué".
"Nos examens seraient plus chers que dans d'autres pays d'Europe (...) mais on retire le coût des analyses de leur contexte", alors qu'en Allemagne par exemple, la biologie est "concentrée autour de véritables usines à production d'analyses", le prélèvement et l'interprétation des résultats relevant des cabinets médicaux, selon le président du SDB.
Les forfaits sont "notamment beaucoup plus élevés en Allemagne et en Belgique" et "au final, on arrive à des coûts qui sont à peu près semblables", a-t-il ajouté.
Les syndicats ont fait remarquer que cette baisse des tarifs intervenait dans un contexte de restructuration de la biologie libérale, qui serait incitée au cours des prochaines années à se regrouper pour "réaliser des économies d'échelle", ce qui allait entraîner des frais liés à "des investissements en matière de locaux ou de rééquipement technique", a indiqué François Duprey, vice-président du SLBC.
"On nous a également imposé une accréditation très chère à l'horizon 2016, qui coûtera en moyenne 170.000 euros par laboratoire" (en raison notamment de recrutements nécessaires), a estimé le président du SNMB.
Les trois syndicats de biologistes libéraux ont plaidé pour une "maîtrise des dépenses par les volumes", se déclarant disposés à "encadrer" la progression de ces volumes (avec par exemple la mise en place de référentiels) et à formuler des propositions.




