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10 déc. 2020

COVID-19 : cartographie du nombre de dépistages réalisés et de cas positifs constatés du 30 novembre au 6 décembre 2020 (semaine 49)

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COVID-19 : les chiffres de la contamination en France du 30 novembre au 6 décembre

Ces statistiques sont basées sur les données colligées par SI-DEP disponibles sur data.gouv.fr en open data. Ces données ne concernent que les examens RT-PCR.

Ces chiffres sont à prendre avec précaution. Les résultats des tests rapides antigéniques ne sont pas encore disponibles en Open Data et ils sont pourtant utilisés largement et en particulier pour les patients symptomatiques avec un probable taux de positivité plus important que dans les laboratoires de biologie médicale. Il est probable que tous les chiffres soient minimisés par rapport à la réalité de la situation et en particulier les chiffres de positivité.

Les extrapolation concernant les tests antigéniques se basent sur les données en Open Data disponibles sur data.gouv.fr.

Évolution en une semaine 

Évolution de la semaine 49 (30 novembre au 6 décembre) par rapport à la semaine 48 (23 au 29 novembre).

Stats covid s49

En PCR, 72.121 personnes ont été dépistés positives à la COVID 19 en une semaine contre 76.500 la semaine précédente. Il s'agit d'une baisse de -5,72% des positifs avec une baisse de -4,63% des dépistages, ce qui veut dire que le taux de positivité est stable. 

La baisse des volumes s'explique surtout par l'utilisation croissante des tests antigéniques.

La situation dans les DROM est assez comparable à celle de l'ensemble de la France.

Les données SI-DEP des dépistage antigéniques ne sont toujours par disponibles, mais il existe un premier jeu de données élaboré sur un panel de 14.000 pharmacies et extrapolé à la France entière, publié par IQVIA, qui permet de faire des premières estimations. La progression des dépistages antigéniques est de 12,39%, relativement stable avec 812.570 dépistages en semaine 49 contre 722.987 dépistages en semaine 48. En appliquant le même taux de positivité que pour la PCR, le nombre de positifs antigéniques progresse de 11,10%. L'estimation qui en découle au total est de 122.969 positifs en semaine 49 contre 122.267 positifs en semaine 48, soit une très légère hausse de 0,57% !

A savoir à propos de la répartition géographique des données

A noter que dans les données collectées par le SI-DEP, il existe environ 1% des données dont le département n'est pas renseigné (code postal renseigné invalide), soit environ l'équivalent d'un département Français. Pour cette raison, dans nos analyses, il a été décidé de considérer ces patients comme situés en France métropolitaine et de situer ces données dans l'océan atlantique afin de pouvoir les suivre visuellement tout en comprenant ce qu'elles représentent.

Concernant les couleurs pour les "Heat Map" (représentation en cible), la couleur n'est pas attribuée qu'en fonction du nombre représenté, mais prend aussi en considération la taille de la zone géographique et donc la densité. Ainsi, pour l'Ile-de-France, il apparaitra légèrement plus important car l'IA estime que ce niveau de cas sur une zone restreinte est plus important qu'un nombre de cas un peu plus important sur une zone moins dense.

Analyse des dépistages Antigéniques

Cartographie des dépistages antigéniques réalisés en pharmacie en incidence par région

Incidence Ag officine s49

Le dépistage Antigénique en pharmacie est principalement utilisé en Ile-de-France, et aussi dans une moindre mesure en Corse et en PACA. Pour les autres régions, ce n'est pas un modèle très utilisé et en particulier en Bretagne ou il n'y a presque aucun dépistage en officine.

Cartographie de la simulation des dépistages antigéniques réalisés après redistribution par les pharmaciens en incidence par région

Incidence Ag PS s49

Les dépistages antigéniques réalisés par des PS en dehors des pharmacies et des laboratoires représente presque 1/3 des dépistages réalisés en France. Ce modèle est très utilisé en PACA, massivement vers Nice et dans une moindre mesure à Paris, en Corse, en Région Auvergne-Rhône-Alpes et en Occitanie. La Bretagne, encore une fois n'utilise pas beaucoup ce type de dépistage.

C'est donc dans ces régions que les données PCR que nous présentons dans le reste de l'analyse est la moins fiable et représentative de la réalité. 

Évolution par département (Hors Dépistages Antigéniques)

 

Carte de l’évolution de cas positifs de COVID-19 par PCR en une semaine

L'incidence est calculée par la formule :
Nombre de positifs PCR du département en une semaine / Population du département / 100.000 (habitants).

Incidence pos dept s49

Les Ardennes deviennent le département le plus touché de France en incidence de 229 personnes positives pour 100.000 habitants (+2%) contre une incdence de 225 la semaine précédente. La Haute-Savoie qui est dans le top des départements depuis plusieurs semaines est le deuxième département le plus touché avec une incidence de 224 positifs pour 100.000 habitants contre 271 la semaine précédente soit une baisse de -18%. Le troisième département le plus touché est le Doubs avec une incidence de 222 positifs pour 100.000 habitants contre 220 la semaine précédente (+1%).

Il y a des changement importants en ahusse comme en baisse comme pour les hausses, +48% dans les Vosges, +32% dans la Nièvre et pour les baisses, -44% pour la Charente-Maritime qui était déjà l'un des départements les moins touchés et -39% dans les Hautes-Alpes qui était pourtant l'un des départements les plus touchés.

Les départements les moins touchés en incidence sont la Charente-Maritime avec une incidence de 21 positifs pour 100.000 habitants contre 38 la semaine précédente, le Finistère avec une incidence de 23 contre 17 la semaine précédente et la Haute-Corse avec 24 positifs pour 100.000 habitants contre 31 la semaine précédente. Les chiffres de Corse sont à relativiser étant donné que les dépistages antigéniques sont largement utilisés. 9 départements sont sous le seuil d'alerte, exactement comme la semaine précédente.

Carte du nombre de dépistage réalisés en une semaine

L'incidence des dépistages est calculée par la formule :
Nombre d'examens / Population du département / 100.000 habitants

Incidence test dept s49

La baisse de dépistage PCR ralentit cette semaine avec des dépistages antigéniques qui se stabilisent progressivement. Alors qu'il n'était pas rare d'avoir une incidence de plus de 3.000 dans un département, cela signifiant que plus de 3% de la population était dépistée par semaine, l'incidence supérieure à 2.000 dépistages pour 100.000 habitants est maintenant limitée à 16 départements, cela signifiant qu'a peine 2% de la population est dépistée en PCR.

Le département qui réalise le plus grand nombre de dépistages pour 100.000 habitants cette semaine est les Ardennes avec une incidence de 2.779 pour 100.000 habitants contre 2.707 la semaine précédente. L'Yonne passe deuxième avec une incidence de 2.555 dépistages pour 100.000 habitants contre 2.486 la semaine précédente. Le troisième département en incidence de dépistage est les Alpes-Maritimes avec 2.452 dépistages pour 100.000 habitants cette semaine contre une incidence de 2.284 la semaine précédente.

Les départements qui dépistent le moins sont le Morbihan (1.105 dépistages pour 100.000 habitants contre 1.308 la semaine précédente), la Manche (1.140 dépistages pour 100.000 habitants) et le Finistère (1.143 dépistages pour 100.000). 

Évolution par région (Hors Tests Antigéniques)

Carte de l’évolution de cas positifs de COVID-19 en une semaine

L'incidence est calculée par la fomule : 
Nombre de positifs de la région en une semaine / Population de la région / 100 000 (habitants)

Incidence pos reg s49

La Bourgogne-Franche-Comté reste la région la plus touchée en France cette semaine avec la plus forte incidence de positifs avec 175 positifs pour 100.000 habitants (4.898 cas) contre 179 la semaine précédente soit une baisse de -2% en une semaine. La deuxième région en incidence est Auvergne-Rhône-Alpes avec 159 cas positifs pour 100.000 habitants (12.819 cas positifs) contre 180 la semaine précédente soit une baisse de -12%. Le Grand-Est la troisième région avec 144 positifs pour 100.000 habitants contre 1136 la semaine précédente soit une hausse de +6%.

Les moins touchées en incidence cette semaine sont la Corse avec une incidence de 31 positifs pour 100.000 habitants contre 33 la semaine précédente (-5%, mais recours aus tests Ag), la Bretagne avec une incidence de 42 positifs pour 100.000 habitants contre 42 la semaine précedente, très stable, la Normandie avec 73 positifs pour 100.000 habitants contre 87 la semaine précédente soit une baisse de -17%.

 

Carte du nombre de dépistages réalisés en une semaine

Incidence test reg s49

En métropole, les trois régions qui réalisent le plus grand nombre de dépistages cette semaine en incidence sur la population sont le PACA avec 2.368 dépistages pour 100.000 habitants (119.741), la Bourgogne-Franche-Comté avec 2.018 dépistages pour 100.000 habitants (56.189 dépistages) , et le Frand-Est avec 2.013 pour 100.000 habitants (110.991).

La Bretagne est la région qui dépiste le moins en incidence sur la population avec une incidence de 1.382 !

Suivent ensuite les Pays de la Loire (1.413 examens pour 100 000 habitants) et la Normandie (1.516 dépistages pour 100.000 habitants).

 

Voir vidéo à jour sur l'évolution de la situation depuis le premier déconfinement. 

 

Historique des statistiques

Voir les statistiques de la semaine 48 (23 au 29 nov.)

 

Réalisation. Ces analyses de données et représentations sont réalisées pour le SDB par la société SIL-LAB Experts que vous pouvez contacter ici

135 Dernière modification le jeudi, 10 décembre 2020