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ACTUALITÉ PROFESSIONNELLE

La bonne nouvelle, c’est que la Haute autorité de santé (HAS), sollicitée par le Gouvernement, ouvre la porte à la vaccination à de nouveaux professionnels de santé via un avis concernant un projet de décret d'urgence sanitaire « permettant d'autoriser de nouvelles catégories de professionnels de santé à participer à la campagne de vaccination ». Les « pharmaciens exerçant dans un laboratoire d'analyse de biologie médicale » font partie de ceux qui, pour la HAS pourraient à la fois prescrire et administrer… mais uniquement en centre de vaccination !

Détail plus que navrant, ni le ministère, auteur du décret, ni la HAS ne connaissent la profession de biologiste médical en tant que telle, pourtant reconnue depuis l’ordonnance de 2010, et ne savent toujours pas que depuis 10 ans on ne dit plus « laboratoire d'analyse de biologie médicale » mais « laboratoire de biologie médicale ».

Dépistage HPV avec le Pr Charpentier, la vaccination avec le Pr Fischer et l'actu de la bio avec le Dr Blanchecotte : le replay est disponible, regardez-le quand vous le voulez !

Pour information, vous trouverez ci-dessous la fiche de transmission entre les laboratoires, les services de l’Education nationale et les ARS créée dans le cadre de la campagne de dépistage salivaire en milieu scolaire. 

La Haute autorité de santé a publié mardi 16 mars son avis sur l’usage des TROD et autotests.

Au-delà de son avis scientifique dans lequel l’usage de ce type de test est extrêmement conditionné et lié au bon usage, la question est maintenant de savoir ce que va en conclure le gouvernement et l’Assurance maladie dans leur intégration ou non dans les stratégies de dépistage.

Le Journal officiel de ce jeudi 18 mars publie l'arrêté du 8 mars 2021 fixant les examens représentatifs et les compétences associées pour l’accréditation des lignes de portée des examens de biologie médicale.

Comment gagner une bataille en méprisant ses acteurs ?

Le temps de la concertation entre l’Etat et les syndicats a visiblement vécu ses heures de gloire au plus fort de la crise sanitaire, lorsque celui-ci était aux abois pour organiser le dépistage massif de la population dans sa stratégie du "tester-tracer-isoler". Il y a eu un prix d’appel pour le test PCR de référence, l’un des plus faibles d’Europe, que le gouvernement a choisi de rembourser sans reste à charge et dans toutes les indications à tous nos concitoyens. Puis, il y a eu le prix ajusté au délai, une mesure équilibrée et justifiée sur le plan sanitaire, ayant permis de raccourcir significativement le délai de rendu. Et à peine 3 mois plus tard, il y a maintenant le prix cassé, imposé unilatéralement.

Le Journal officiel du 2 mars a publié l’arrêté qui permet aux laboratoires de biologie médicale de fabriquer leurs réactifs pour le criblage des tests Covid positifs.

Lors d'une réunion avec les professionnels de santé à laquelle le SDB était présent, le ministère de la Santé a annoncé l'arrivée cette semaine du premier anticorps monoclonal disponible en France, sous le statut d’ATU de cohorte (le BAMLANIVIMAB 35 mg/mL, flacon de 20 mL, solution à diluer pour perfusion des laboratoires Eli Lilly SAS). 

Ballotés depuis un an entre incertitude sanitaire et explications médicales anxiogènes, de nombreux Français souhaitent comprendre ce qu'il se passe. C'est dans cet esprit que les biologistes médicaux veulent partager leurs connaissances sur le virus et les techniques de dépistage qu'ils mettent en œuvre.

Ce nouvel épisode explique la manière dont le virus mute, nous gâchant ainsi le plaisir de vacciner en paix, et sur la manière d'identifier ces variants.

Le Pr Jérôme Salomon, Directeur général de la Santé (DGS), vient de diffuser un DGS-urgent sur la "stratégie de freinage de la propagation des variantes du SARS-COV-2" (lire ci-dessous). Le SDB constate avec intérêt que la DGS a pris en compte l’ensemble des remarques faites lors de la réunion du 5 février au cabinet du ministre. Le SDB note en particulier que le séquençage évoqué dans la fiche repère (Voir à la fin de l'article et en lien dans le DGS-urgent) ne limite plus le séquençage aux seuls labroiatroies du secteur public.

Le DGS-Urgent est à lire dans son intégralité. Toutefois, retenez que :

  • Tous les tests positifs, RT-PCR mais aussi les tests antigéniques réalisés par les autres professionnels de santé, doivent faire l’objet d’une identification de variantes par criblage.
  • Le résultat du criblage doit être renseigné dans SI-DEP avec le nom de la variante dans les 36 heures suivant le prélèvement.
  • Dans le cas d’un test antigénique, le patient doit venir faire un nouveau prélèvement au laboratoire qui procédera directement au criblage.
  • Lors d’un résultat positif, le laboratoire doit téléphoner au patient et à son médecin traitant une première fois pour signaler que le résultat est positif, une seconde fois pour donner le nom de la variante.

A noter que chaque laboratoires choisit sa solution de criblage : soit il fait partie d’un groupe capable de le faire, soit ce n’est pas le cas et doit donc transmettre le prélèvement positif au plateau technique désigné par son ARS.

La Délégation ministérielle au numérique en santé (DNS) vient de publier le "Guide sur l’intégration des variants Covid-19 dans SI-DEP, dans sa version stabilisée. " 

Suite aux premiers retours d’expérience des laboratoires qui réalisent des tests de criblage de variants, une nouvelle version ( la v.02 - qui fait suite à la V.1 et la V.1.1) du "Guide sur l’intégration des variants Covid-19 dans SI-DEP" vient d'être publiée.

Bruno Gauthier, vice-président du SDB et trésorier de la SFIL, participe à l'élaboration de ces documents pour qu'ils soient adaptés à l'usage en LBM.