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13 déc. 2017

AES : les accidents ont été divisés par 2 en 10 ans dans les LBM

Grands progrès des LBM dans la prévention des accidents d’exposition au sang de leurs équipes.

50% de baisse 50% de baisse

Le Groupe d’étude sur le risque d’exposition des soignants (Geres) a mené, en collaboration avec le réseau Bio Qualité, une étude sur le risque d’exposition au sang lors des prélèvements veineux dans les laboratoires de biologie médicale (LBM) 2015-2016. Elle montre que la démarche de prise en compte du risque d’Accident d’exposition au sang (AES) est désormais bien ancrée au sein des LBM.

 

Une nette amélioration de la situation

  • Le taux d’incidence des piqûres lors des prélèvements veineux était, en 2015, de 3,53 pour 100 ETP et de 1,22 pour 100 000 prélèvements réalisés par les personnels des LBM, toutes activités de prélèvement confondues (actes réalisés au laboratoire, en établissements de santé et à domicile). Le prélèvement veineux est la procédure la plus à risque d’exposition et de contamination.

À noter : Le taux de piqûres était plus de deux fois plus élevé lors des prélèvements réalisés au domicile du patient. Le lieu où officie le préleveur est donc décisif. C’est pourquoi, affirment les auteurs du rapport, « l’adaptation des personnels des LBM aux conditions et à l’environnement des établissements de santé ou du domicile pour la réalisation des prélèvements est susceptible de générer un sur-risque d’AES ».

  • -50 % : Le taux de prévalence des AES a été divisé par deux en dix ans au sein des laboratoires de ville. La tendance est donc à l’amélioration. En effet, en 2005, la fréquence annuelle des AES était de 7,2 piqûres pour 100 préleveurs (3,53 en 2015) et de 2,6 piqûres pour 100 000 gestes de prélèvement (1,22 en 2015).

 

Un choix responsable du matériel

Premier constat de l’enquête, les LBM sont scrupuleux dans le choix des matériels pour limiter la probabilité d’AES. En effet, en 2015, les systèmes de prélèvement sous vide représentaient 99,97 % (contre 90,3 % en 2004) des dispositifs pour prélèvement sachant que 24,95 % (contre 7,4 % en 2004) d’entre eux étaient des matériels de sécurité.

« Au global, conclut le rapport, on observe une orientation des commandes 2015 vers des dispositifs qui, s’ils ne sont pas tous sécurisés, offrent cependant une meilleure sécurité pour l’utilisateur ».

 

Un effort important de pédagogie

- 100 % des LBM interrogés ont déclaré disposer d’une procédure écrite sur la conduite à tenir en cas d’AES. Dans 91 % des cas, elle est affichée dans le box de prélèvement. Mais seulement 38,5% des LBM qui ont renseigné une activité de prélèvement à domicile par les préleveurs du laboratoire fournissent la procédure dans les mallettes de prélèvement.

- Dans 77 % des LBM, il existait un programme de formation sur les Précautions standard (PS).

 

Des pistes d’amélioration

Ces bons résultats doivent encore être consolidés et améliorés. A cette fin, plusieurs recommandations permettraient de faire encore mieux :

- N’utiliser, à chaque fois que le type de prélèvement le permet, que du matériel sécurisé même s’il est plus onéreux.

- Quand les préleveurs suivent leur formation à la prise de sang, faire en sorte qu’ils n’utilisent que du matériel sécurisé afin qu’ils se familiarisent avec leur usage.

- Concevoir des salles de prélèvement qui soient ergonomiques afin que le préleveur ait beaucoup plus de place pour se déplacer, choisir le bras du patient etc.

- Inlassablement répéter les bons gestes en cas d’AES. À savoir :

  1. Je ne fais pas saigner car lorsque l’on fait saigner, on comprime les capillaires et les petits vaisseaux, ce qui fait rentrer plus profondément la substance contaminée au lieu de l’expulser.
  2. Je rince.
  3. Je désinfecte.

 

Télécharger le rapport complet

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  • Accès Restreint: oui
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