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Communiqués de Presse (94)

Contact presse : François Blanchecotte, Président du SDB

Tel. : 06 08 89 61 02 - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Comme pour tous les professionnels de santé placée en première ligne, l’épidémie de la Covid-19 est au cœur des préoccupations des biologistes médicaux depuis le mois de mars. Nous adapter, relever des défis, être au plus près des attentes de nos patients, nous en avons l’habitude et ne ménageons aucun effort pour être un instrument de veille et de lutte contre cette pandémie qui a frappé de plein fouet notre pays.

Au cœur de cet été pas comme les autres, la Covid-19, et son dépistage, est un sujet aussi brulant que polémique et fait l’objet de nombre articles de presse, émission radio, TV, prise de position politique. 

Le Syndicat des biologistes, à la veille d’une possible reprise épidémique, fait un point de situation sur les moyens diagnostiques dont les laboratoires de biologie disposent aujourd’hui, sur les enjeux d’organisation de l’offre biologique et sur la stratégie gouvernementale.

Un arrêté a été publié au JORF du 11 juillet 2020, mentionnant que : « […] les médecins ou sous leur responsabilité un autre professionnel de santé d’une part, et les pharmaciens d’officine d’autre part, peuvent réaliser les tests rapides d’orientation diagnostique sur sang capillaire de détection des anticorps dirigés contre le SARS-CoV-2 selon les recommandations de la Haute Autorité de santé […] »

L’accréditation des laboratoires a été rendue obligatoire par l’Ordonnance portant réforme de la Biologie Médicale du 13 janvier 2010. L’Ordonnance prévoyait l’accréditation de la totalité des activités des laboratoires au 1er novembre 2016 et le Comité Français d’Accréditation (COFRAC) a été chargé par les pouvoirs publics de la mise en œuvre et du contrôle du processus.

Les représentants de l’ensemble des biologistes médicaux hospitaliers, libéraux et des internes sont inquiets suite aux annonces faites par la secrétaire d’État auprès du ministre des Solidarités et de la Santé, Christelle Dubos, le 16 juin dernier sur l'autorisation d'utilisation de Tests Rapides d’Orientation Diagnostique (TROD) covid-19 par les pharmaciens d'officine.

Beaucoup de biologistes médicaux privés veulent s'engager dans la bataille contre l'épidémie et ne comprennent pas d’être aussi peu sollicités par les autorités sanitaires. Il est encore temps de le faire, en particulier pour la phase à venir de sortie de confinement. Le Syndicat des biologistes (SDB), soutenu par les laboratoires des groupes LBI, Inovie, Biogroup LCD et Laborizon, adresse, par cette lettre ouverte au Premier ministre et au ministre de la Santé, une proposition forte de participation à la guerre contre le COVID-19. 

L'arrêté du 7 mars 2020 permet aux laboratoires de biologie médicale de réaliser le test de dépistage du Covid 19 avec remboursement. Pour autant, l'affaire n'est pas gagnée! En effet, les biologistes médicaux se heurtent à une difficulté majeure : le manque de réactifs pour pouvoir réaliser ces tests, limitant considérablement les capacités de dépistage et la prise en charge despatients en ambulatoire comme à l’hôpital. Certains laboratoires qui avaient mis en place leur technique de dépistage il y a plusieurs jours sont contraints d'arrêter la réalisation de ces tests par manque de consommables.

En relation avec la Fédération Nationale des Infirmiers et le Syndicat des Biologistes, le Rotary Club, fidèle à sa devise officielle « Service above Self » « Servir d’abord » lance un appel à ses adhérents.

Dans certaines régions particulièrement touchées, les services d’urgence sont débordés et les capacités diagnostiques des laboratoires de biologie médicale hospitaliers sont de fait saturées.

Face à l’existence d’un besoin non couvert dans le champ du diagnostic biologique du coronavirus COVID-19 (Sars-CoV-2), les pouvoirs publics ont émis depuis début mars différents avis, recommandations et arrêtés afin de préciser les techniques et conditions de mise en œuvre du diagnostic in vitro du Sars-CoV-2.

 Dans ce contexte, de nombreux laboratoires de biologie médicale de ville proposent de s’équiper des automates nécessaires pour venir en renfort de leurs collègues hospitaliers. Or, l’exercice étant soumis à autorisation de l’Agence régionale de santé (ARS), nous constatons que dans plusieurs régions, cette autorisation est refusée malgré, parfois, les demandes des hôpitaux du territoire.