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Le Premier ministre et le ministre de la Santé ont reçu positivement la proposition des laboratoires vétérinaires départementaux de participer au dépistage du COVID-19.

Il serait malvenu de protester contre cette initiative concourant à la solidarité nationale pour la lutte contre l’épidémie.

Le SDB rappelle seulement la nécessité de cohérence et de respect des fondamentaux légaux de la biologie médicale humaine, à savoir qu’elle doit être effectuée, dans toutes ses phases, sous la seule responsabilité des biologistes médicaux.

Si nous prenons acte de la mobilisation des laboratoires vétérinaires départementaux par l'Etat, celle-ci doit se faire sous la seule responsabilité des biologistes médicaux et uniquement sur les territoires où cela est nécessaire.

Beaucoup de biologistes médicaux privés veulent s'engager dans la bataille contre l'épidémie et ne comprennent pas d’être aussi peu sollicités par les autorités sanitaires. Il est encore temps de le faire, en particulier pour la phase à venir de sortie de confinement. Le Syndicat des biologistes (SDB), soutenu par les laboratoires des groupes LBI, Inovie, Biogroup LCD et Laborizon, adresse, par cette lettre ouverte au Premier ministre et au ministre de la Santé, une proposition forte de participation à la guerre contre le COVID-19. 

Le Conseil national professionnel des biologistes médicaux a publié cette semaine une communication visant à rappeler les règles de bonnes pratiques concernant le prélèvement des patients suspectés d'être atteints de COVID-19. Avec un mot d'ordre : la recherche de COVID-19 par RT-PCR et écouvillon doit impérativement être réalisée sur un prélèvement nasopharyngé.

Retrouvez ici les liens vers les sites de Bercy et du Gouvernement pour aider les chefs d'entreprise. Accédez aussi les liens vers les sources et infos utiles pour gérer la crise du COVID-19 version économique et social pour votre laboratoire. 

Les pharmaciens d'officines ont enfin reçu des instructions de distribution de masques incluant les biologistes médicaux en tant que tels. Répondant à une demande du SDB, le ministère de la Santé précise que les biologistes médicaux de la Guadeloupe et des autres iles d'outre-mer seront également destinataires lors du prochain envoi. 

Le Journal officiel a publié hier 25 mars la décision du 4 mars de l'Union nationale des caisses d'assurance maladie sur la modification de l'acte de dépistage de l'Infection à Papillomavirus humains (HPV) oncogènes. Cette publication est le fruit d'un long travail de négociation. La décision entrera en vigueur le 1er avril. Un vrai progrès pour la santé des femmes. 

Tout le monde l'a dorénavant bien compris : l'État ne pourra pas gérer seul le problème de pénurie des masques et des protections. Depuis de nombreux jours, sur tout le territoire, les professionnels de santé de ville sont appelés… à se débrouiller. 

Face à l'urgence de la situation, nous pouvons nous contenter de critiquer les autorités. Nous pouvons aussi décider de nous organiser afin de maintenir nos capacités de prise en charge des patients. C'est tout l'objet de l'initiative prise par le SDB et la Fédération nationale des infirmiers (FNI) avec le Rotary.

Dans certaines régions particulièrement touchées, les services d’urgence sont débordés et les capacités diagnostiques des laboratoires de biologie médicale hospitaliers sont de fait saturées.

Face à l’existence d’un besoin non couvert dans le champ du diagnostic biologique du coronavirus COVID-19 (Sars-CoV-2), les pouvoirs publics ont émis depuis début mars différents avis, recommandations et arrêtés afin de préciser les techniques et conditions de mise en œuvre du diagnostic in vitro du Sars-CoV-2.

Dans ce contexte, de nombreux laboratoires de biologie médicale de ville proposent de s’équiper des automates nécessaires pour venir en renfort de leurs collègues hospitaliers. Or, l’exercice étant soumis à autorisation de l’Agence régionale de santé (ARS), nous constatons que dans plusieurs régions, cette autorisation est refusée malgré, parfois, les demandes des hôpitaux du territoire.

Conformément à ce que le Cabinet du ministre a assuré à François Blanchecotte hier soir, les biologistes médicaux ont été intégrés à la distribution de masques chirurgicaux ou FFP2 (sans précision concernant la distribution de l’un ou de l’autre), comme en atteste le dernier DGS-urgent (lire ci-dessous).

Toutefois les biologistes médicaux restent très inquiets, car cette distribution n’est aujourd’hui prévue que dans les zones d’exposition à risque, c’est-à-dire 25 départements seulement, et uniquement pour eux, pas pour leurs équipes (point 1 du message DGS-urgent).

Les caisses de retraite des pharmaciens (CAVP) et des médecins (CARMF) ont toutes les deux annoncées des mesures d'urgence pour venir en aide aux affiliés.