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ACTUALITÉ PROFESSIONNELLE

Le vent du boulet n’est pas passé loin. Il en a fallu de peu que le séquençage des tests Covid positifs soit une chasse-gardée de la biologie hospitalière. Impensable pour le SDB qui s’est battu pour que les laboratoires privés puissent également le pratiquer. Il a obtenu satisfaction, l’arrêté du 20 juin en témoigne.

Le SDB a fait partie des structures auditionnées pour l’élaboration du rapport « Tests de maladies infectieuses et pandémies, leçons de la Covid-19 » par le groupe de travail inter-académies. « En l’espace de quelques mois, deux types d’outils technologiques, des tests biologiques, surtout à base de PCR, et des vaccins à ARN messager, tous deux issus directement de l’application des connaissances de biologie moléculaire accumulées antérieurement, ont été mis au point, validés et autorisés puis fabriqués industriellement et distribués aux populations. » 

Le plan Ma Santé 2022 impose aux professionnels de santé libéraux de concourir, dans les territoires, à l’amélioration de l’accès aux soins et à l’optimisation des prises en charge. Ce qui impose notamment de renforcer la coordination des soins sous toutes ses formes y compris numérique. C’est pourquoi, en collaboration avec Paymed, société qui a développé une solution alternative libérale au tiers-payant, sept syndicats de professionnels de santé libéraux, dont le SDB, ont conçu un nouvel outil numérique d’e-coordination. En test dans dix départements en 2021, il devrait être généralisé début 2022.

[BIO-M], l’émission du SDB diffusée sur sa chaîne Youtube, est l’occasion de passer en revue ce qui fait le quotidien des biologistes médicaux et de leurs laboratoires. Les offensives informatiques malveillantes en font hélas partie. Elles ne sont pourtant pas une fatalité, à condition d’adopter un principe qui vaut en santé : prévenir, c’est le plus souvent guérir. Synthèse de la dernière émission. 

Découvrez la vidéo qui retrace un an d'épidémie de Covid.

Les nouveaux outils du numérique en santé se mettent en place petit à petit cette année. Parmi, eux, la e-cps. Il s’agit d’un nouveau moyen d'authentification fort, sous la forme d'une application smartphone. Elle permet de s'authentifier sur Pro Santé Connect (fournisseur d'identité officiel dédié à la santé) et d’avoir accès à tous les services en ligne raccordés à ce portail d'authentification.

Le 24 juin 2021 de 15h30 à 17 heures, l’Agence du numérique en santé organise un webinaire sur les enjeux de l'échange de données de biologie structurées (CDAR2 N3 - LOINC). Il reste peu de places, dépêchez-vous de vous y inscrire si cela vous intéresse.

Les accords du Ségur de la santé signés le 13 juillet 2020 ont donné naissance au Ségur du numérique (voir article sur sdbio.eu). Il s’agit d’accélérer très fortement la révolution numérique du secteur de la santé et de l’offre de soins ainsi que d’y mettre les moyens (le gouvernement a programmé 2 milliards d’€ d’investissement sur le sujet pour les prochaines années). Le cadre, lui, reste le même, à savoir la stratégie e-santé définie dès 2016 (voir le dossier). Il s’agit ici d’accélérer l’échange et le partage sécurisé des données de santé du parcours de soin. 

Et les biologistes médicaux dans tout cela ? Une fois n’est pas coutume, ils se retrouvent au cœur du processus. Depuis les premiers chantiers autour du DMP, les autorités sanitaires avaient bien identifié l’importance des données biologiques du patient. La crise de la Covid (avec en particulier la mise en place du SI-DEP) a renforcé cette conscience que les biologistes médicaux et leurs laboratoires étaient une brique essentielle du numérique en santé des prochaines années.

Le Pass sanitaire doit entrer en vigueur le 19 juin prochain (voir à ce sujet notre dernière émission BIO-M). Pour ne pas pénaliser les citoyens qui ne sont pas ou peu acculturés aux outils informatiques, et donc pour lutter contre la fracture numérique, le ministère de la Santé souhaite la mise en place d’un dispositif non dématérialisé.

Le nouveau guide SI-DEP relatif aux autotests sur prélèvement nasal précise la conduite à adopter lors de la réalisation d’un test RT-PCR destiné à confirmer la positivité d’un autotest.

Hier matin mardi 20/04, un bug est survenu lors de la mise en place du carnet de test numérique (lié au Pass sanitaire) sur un des serveurs. Ce bug a engendré l’envoi d’un sms erroné indiquant un résultat de recherche de SARS-CoV2 positif alors que le résultat était négatif. 

En revanche, le résultat transmis à l’Assurance maladie, le compte-rendu de biologie pour les sites MGI, ou le document certifié n’étaient eux pas impactés. Il s’agissait uniquement d’une erreur d’affichage sur le portail.

Depuis le 15 décembre 2020, un mécanisme tarifaire d’incitation au rendu rapide des tests RT-PCR est en place. En ce mois d’avril, c’est l’heure des premiers comptes.