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Le gouvernement multiplie les réunions pour s'assurer qu'il y aura suffisamment de professionnels de santé pour vacciner les Français (1ère ou 2e injection) durant les prochaines semaines et les prochains mois. En effet, la France reçoit enfin les doses commandées en masse. Mais le timing doit être accéléré car les vacances estivales approchent rapidement et l’objectif de 30 millions de Français vaccinés doit être atteint. Du coup, tous les professionnels de santé sont petit à petit habilités à vacciner. Si les biologistes médicaux peuvent intervenir dans les centres de vaccination, les laboratoires de biologie médicale, eux, n’ont pas encore été inclus dans la boucle pour vacciner.

Les accords du Ségur de la santé signés le 13 juillet 2020 ont donné naissance au Ségur du numérique (voir article sur sdbio.eu). Il s’agit d’accélérer très fortement la révolution numérique du secteur de la santé et de l’offre de soins ainsi que d’y mettre les moyens (le gouvernement a programmé 2 milliards d’€ d’investissement sur le sujet pour les prochaines années). Le cadre, lui, reste le même, à savoir la stratégie e-santé définie dès 2016 (voir le dossier). Il s’agit ici d’accélérer l’échange et le partage sécurisé des données de santé du parcours de soin. 

Et les biologistes médicaux dans tout cela ? Une fois n’est pas coutume, ils se retrouvent au cœur du processus. Depuis les premiers chantiers autour du DMP, les autorités sanitaires avaient bien identifié l’importance des données biologiques du patient. La crise de la Covid (avec en particulier la mise en place du SI-DEP) a renforcé cette conscience que les biologistes médicaux et leurs laboratoires étaient une brique essentielle du numérique en santé des prochaines années.

Le Pass sanitaire doit entrer en vigueur le 19 juin prochain (voir à ce sujet notre dernière émission BIO-M). Pour ne pas pénaliser les citoyens qui ne sont pas ou peu acculturés aux outils informatiques, et donc pour lutter contre la fracture numérique, le ministère de la Santé souhaite la mise en place d’un dispositif non dématérialisé.

Attention, les bureaux et le secrétariat du Syndicat des Biologistes seront fermés à compter du Vendredi 7 mai jusqu'au dimanche 16 mai inclus.

Le nouveau guide SI-DEP relatif aux autotests sur prélèvement nasal précise la conduite à adopter lors de la réalisation d’un test RT-PCR destiné à confirmer la positivité d’un autotest.

Hier matin mardi 20/04, un bug est survenu lors de la mise en place du carnet de test numérique (lié au Pass sanitaire) sur un des serveurs. Ce bug a engendré l’envoi d’un sms erroné indiquant un résultat de recherche de SARS-CoV2 positif alors que le résultat était négatif. 

En revanche, le résultat transmis à l’Assurance maladie, le compte-rendu de biologie pour les sites MGI, ou le document certifié n’étaient eux pas impactés. Il s’agissait uniquement d’une erreur d’affichage sur le portail.

Depuis le 15 décembre 2020, un mécanisme tarifaire d’incitation au rendu rapide des tests RT-PCR est en place. En ce mois d’avril, c’est l’heure des premiers comptes.

Jusqu’en juillet 2020, le dépistage du cancer du col de l’utérus était effectué via une analyse cytologique du frottis cervico-utérin destinée à détecter d’éventuelles lésions. Le test HPV n’était prescrit qu’en cas de frottis ASC-US positif ou de lésions de bas grade. Depuis cette date et désormais, un nouvel algorithme de dépistage, sous forme de test HPV en initial et en routine, s’applique pour les femmes de plus de trente ans. Explications avec le Pr Charlotte Charpentier, virologue au CHU de l’Hôpital Bichat (AP-HP), lors de l’émission Bio-M diffusée sur la chaîne du SDB en mars dernier.

L’Agence du numérique en santé, le ministère, l’Assurance maladie et Sesam-vital viennent de dévoiler le nouveau nom et le nouveau logo de l’INS, anciennement Identifiant national de santé. L’INS est donc dorénavant l’Identité nationale de santé et se pare d’un slogan en écriture inclusive : « Bien identifié.e, bien soigné.e ».