Panier Vide

BiologieMédicale ?  94 ? Décembre 2011

Un syndicat est toujours suspecté d'interpréter la réalité pour servir un discours corporatiste. Pour éviter cet écueil et augmenter ses chances de faire valoir ses arguments, le SDB a mandaté Asterès, un cabinet d'études économiques indépendant, créé et dirigé par Nicolas Bouzou, pour réaliser une étude sur les laboratoires de biologie médicale.
Chers confrères, chères cons?urs,

Comme nous vous en avons informé la semaine dernière (SDBInfo du 5/01/12), nous travaillons à résoudre les problèmes posés par la publication du décret nº 2011-2119 du 30 décembre 2011 (relatif aux modalités de transmission d'un échantillon biologique entre laboratoires de biologie médicale) et la communication qui s'en est suivie de la part des laboratoires Biomnis et Cerba. Conformément à ce que nous vous annoncions, après analyse juridique complète de la situation, nous avons fait parvenir le 6 janvier à l'Assurance maladie et aux deux laboratoires des courriers dont vous trouverez la copie en pièces jointes.
Les baisses de nomenclature prises par décision de l'UNCAM en date du 12 décembre 2011 sont publiées au Journal Officiel de ce jour.

Elles sont malheureusement conformes aux prévisions !

Les nouvelles cotations entrent en vigueur  21 jours après la publication, soit le 1er février 2012.

puceConsulter la Décision du 12 décembre 2011 de l'UNCAM relative à la liste des actes et prestations pris en charge par l'assurance maladie (format pdf)
Biologie Médicale ?  94 ? Décembre 2011

Il existe une dernière chance de faire modifier l'ordonnance de réforme de la biologie médicale avant fin février, date de la trêve parlementaire pour cause d'élections présidentielle et législatives. Le SDB met tout en oeuvre pour la saisir.
Le JO du 1er janvier publie un ensemble de décrets mettant en place les structures pilotant le développement professionnel continue en santé. Le DPC est une obligation pour chaque professionnel, les ordres sont chargés de son contrôle.
La biologie médicale n'est pas identifiée et n'a donc pas de DPC spécifique. Les Biologistes médicaux dépendront donc de DPC différents : médecins et pharmaciens.
Chers confrères, chères cons?urs,

Comme beaucoup d'entre vous le constatent, la communication des laboratoires BIOMNIS et CERBA, en ce début d'année, à propos des nouvelles règles s'appliquant à la transmission des échantillons biologiques entre LBM, soulève des questions complexes et inattendues !

Au-delà du fait que nous estimons tous que ces deux laboratoires ont opté encore une fois pour une méthode de communication irrespectueuse envers notre profession, nous travaillons depuis lundi à cerner l'ensemble des questions posées par cette situation et à négocier avec tous les acteurs concernés des solutions pour l'ensemble des laboratoires.

Le SDB, fortement impliqué sur ces questions depuis le début de la semaine, s'est mobilisé pour vous apporter rapidement des réponses, des solutions et, nous l'espérons, des éléments de nature à vous rassurer.
Supprimées par l'ordonnance portant réforme de la biologie médicale, parue au JO du 15 janvier 2010, les "ristournes" réapparaissent dans l'article 58 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2012, parue au JO du 22 décembre 2011.
Le projet de loi Boyer-Préel de ratification de l'Ordonnance, dont la discussion est prévue à l'Assemblée nationale le 26 janvier 2012, remettra les ristournes contractuelles en discussion.
Déposée par Valérie Boyer, députée des Bouches-du-Rhône et co-signée par Jean-Luc Préel, député de Vendée, une proposition de loi réformant la biologie médicale sera étudiée par l'Assemblée nationale en première lecture le jeudi 26 janvier 2012.

Premières conclusions d'études : 18/11/2011

logo_institut_montparnasseVoilà une idée souvent répandue qui veut que le vieillissement de la population creuse le déficit de la sécurité sociale en augmentant les dépenses de santé. Faux, dit l'Institut Montparnasse qui vient de publier une étude qui montre au contraire que l'augmentation des dépenses provient de la dynamique du progrès médical.

"Créé en décembre 2009 à l'initiative de la MGEN, l'Institut Montparnasse a pour mission de contribuer au débat public sur la Sécurité Sociale et pour cela de conduire des études et débats éclairant sous un jour nouveau les enjeux d'une Sécurité sociale durable."
Lors d'un Colloque du 18 novembre 2011 les premières conclusions d'études conduites par des chaires et laboratoires universitaires ont fait l'objet d'une présentation publique.

Brigitte Dormont, dirige la chaire santé de l'Université Paris-Dauphine. Avec son équipe, elle a réalisé une étude intitulée "Dépenses de santé : les déterminants, les perspectives". Dans sa présentation, la chercheuse montre en effet que "contrairement à une opinion répandue, le vieillissement ne joue qu'un rôle mineur dans la croissance des dépenses de santé." Les dépenses de santé augmentent, dans le temps, pour un âge et une maladie données. Ainsi, un homme de 50 ans souffrant de diabète coûtera plus cher en 2009 qu'en 2000. "Cela résulte principalement de la dynamique du progrès médical : de nouveaux produits et de nouvelles procédures apparaissent continuellement, qui induisent des changements dans les pratiques médicales", et donc dans les coûts supportés par l'Assurance-maladie.

Les nouvelles technologies et pratiques entraînent des dépenses supplémentaires par leur mise en ?uvre plus simple et donc plus largement accessible à l'ensemble de la population. Tel est l'exemple de la cataracte : "on observe une stabilité du coût de l'opération de la cataracte entre la fin des années soixante et la fin des années quatre-vingt dix, alors qu'elle a gagné en efficacité, conduisant à de meilleurs résultats en termes d'acuité visuelle et de réduction des taux de complication. Les dépenses associées au traitement de la cataracte n'ont augmenté qu'à cause de l'extension de l'opération à une plus grande proportion de patients".

Brigitte Dormont estime le surcoût du progrès médical à vingt fois plus que celui du vieillissement. Dans la période 2000 à 2008, sur les 20,5% d'augmentation des dépenses de santé, 3,8% sont liés au vieillissement et 12,4% à l'évolution des techniques médicales.

puceConsulter L'étude "Dépenses de santé : les déterminants, les perspectives" de l'Institut Montparnasse (format pdf)
puceConsulter le site de l'Institut Montparnasse
logo_institut_montparnasseVoilà une idée souvent répandue qui veut que le vieillissement de la population creuse le déficit de la sécurité sociale en augmentant les dépenses de santé. Faux, dit l'Institut Montparnasse qui vient de publier une étude qui montre au contraire que l'augmentation des dépenses provient de la dynamique du progrès médical.