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Dans les laboraotires ou en ligne sur le site Mesopinions.com, signez la pétition pour dire non à la fermeture des laboratories de proximité. 

L’ensemble des syndicats des biologistes libéraux (SDB, SNMB, SLBC, SJBM) et des groupes de laboratoires de biologie médicale (adhérents de l’Association pour le Progrès de la biologie médicale - APBM), ainsi que la Fédération nationale des syndicats des internes en pharmacie et biologie médicale (FNSIP-BM) ont lancé la mobilisation ce matin, par le biais d'une conférence de presse où étaient présents de nombreux journalistes, y compris de la presse grand-public national (voir le communiqué de presse). 

Biologistes médicaux, vous allez être en première ligne pour expliquer la baisse que nous allons subir à nos patients, nos correspondants et nos élus. Le 11 septembre, nous rencontrons le DG de la CNAM pour une première réunion de négociations sur des bases inacceptables : 180 millions d’euros de rebasage de l’enveloppe prévue à 3 731 M€ avec un taux de progression prévu de 0%. Deux autres dates sont prévues les 1 octobre et 24 octobre.

Nous avons décidé, de façon unie, les quatre syndicats de biologistes libéraux, avec les groupes et les réseaux de biologistes de faire grève tous les après-midis à partir de 13h00 du lundi 23 septembre au mardi 1 octobre inclus.

En juin dernier, le SDB avait alerté le ministère de la Santé sur l’impasse dans laquelle était la dernière ligne droite de l’accréditation, celle des fameux 100%. « La maison brûle » avait déclaré François Blanchecotte, en réunion avec la ministre. Le syndicat a été reçu vendredi 30 août par Raymond Le Moign, directeur de cabinet d’Agnès Buzyn, et Mickaël Benzaqui, son conseiller aux soins de ville pour évoquer les pistes de déblocage de la situation. Le cabinet en appelle à la profession pour trouver une solution pragmatique. Cocasse quand dans le même temps, le gouvernement souhaite récupérer 180 millions sur le dos de la profession… ce que François Blanchecotte ne s’est pas privé de rappeler lors de ce rendez-vous.

Vous le savez, le 3 juillet dernier, faisant suite à l’annonce d’une nouvelle prévision d’économies à réaliser sur les dépenses de biologie médicale en 2020 (180 millions d’euros annoncés), les quatre syndicats représentatifs des biologistes médicaux libéraux ont pris la décision unanime et sans précédent de quitter la table des négociations du prochain protocole d’accord triennal sur les dépenses de biologie médicale avec la CNAM.

Les 4 syndicats et tous les acteurs de la biologie médicale (groupes et réseaux) pensent qu'il faut prendre ensemble ses responsabilités en s’opposant fermement à cette évolution vers un modèle industriel, sans plus-value médicale et sans offre de proximité.

L’Union nationale des professionnels de Santé (UNPS), au sein de laquelle le SDB représente les biologistes médicaux, a publié en juin une charte interprofessionnelle construite autour de 12 engagements. Destinée à réaffirmer les engagements fondateurs de l’exercice libéral de santé, elle a été élaborée en collaboration avec les patients dans le cadre de la stratégie « Ma Santé 2022 ». Elle vise à promouvoir la qualité des soins délivrée par les professionnels de santé de ville et à susciter le dialogue avec les patients.

Pour le SDB, le SEFI (Service électronique de facturation intégré), c’est toujours non ! Nous étions contre lors de sa présentation en décembre 2016. Notre position n’a toujours pas changé. Pour une bonne raison : il n’y a aucune raison que nous soyons la seule profession à adopter le SEFI sans contrepartie financière et sans négociation ; surtout, les biologistes médicaux n’ont aucun intérêt à se mettre sous la dépendance de l’Assurance maladie pour un process de facturation qui ne pose d’ailleurs aucun problème à ce jour. Etant donné le nombre quasi dérisoire des rejets pour des motifs de tarification, on cherche à régler un problème qui ne se pose pas.
Contre cela, il faut que la profession fasse bloc et qu’aucun laboratoire ne cède aux avances de l’Assurance maladie, même pour une expérimentation. Or nous avons appris qu’un LBM avait récemment franchi le pas. Explication.

Les quatre syndicats représentatifs des biologistes médicaux libéraux étaient réunis le mercredi 3 juillet 2019 au siège de la Cnam avec Nicolas Revel, pour la seconde réunion de négociation du prochain protocole d’accord triennal sur les dépenses de biologie médicale. La première avait eu lieu le 12 juin dernier. Après avoir écouté le directeur de l’Assurance maladie expliquer sa démarche, les quatre syndicats ont unanimement décidé de quitter la table de négociation. Ce geste fort fait suite à l’annonce, le 27 juin dans la soirée, d’une demande de 180 millions d’euros d’économies faite à la profession dans le cadre du rapport Charges et Produits.

C’est avec stupéfaction que le SDB a pris connaissance des informations publiées dans les médias le 27 juin au soir : dans son document « Charges et produits », l’Assurance maladie proposerait de faire, pour la seule année 2020, 180 millions d’euros d’économies sur les dépenses de biologie médicale. Une « proposition » qui est faite au gouvernement alors même que se sont ouvertes le 12 juin dernier des négociations en vue de l’élaboration d’un nouveau protocole d’accord entre l’Assurance maladie et les biologistes médicaux pour une durée de trois ans à compter de 2020.

Le 12 juin dernier, le SDB et les autres syndicats représentatifs de la profession avaient rendez-vous avec Nicolas Revel, le Directeur général de l’Assurance maladie, pour la réunion de lancement des négociations du prochain protocole d’accord, l’actuel prenant fin en décembre 2019.
 
Il s’agissait d’un premier round d’observation. Les enjeux, pour le SDB, sont clairs, d’autant que nous avions enrichi la préparation de la rencontre en réunissant quelques biologistes médicaux de terrain.
 
Mais la négociation risque d’être très fortement impactée par le contexte des dépenses de la Sécurité sociale qui dérapent de nouveau. La Cour des comptes vient d’ailleurs de publier une alerte les concernant. Les biologistes médicaux vont-ils, une nouvelle fois, être victimes d’un mauvais timing ?