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Deux sujets COVID : Un Grand entretien avec des biologistes européens (allemand et italien)  et un Focus sur les réclamations patients lors d'un dépistage Covid avec l'équipe de MADP. Voilà le programme qui était proposé par le rendez-vous [Bio-M] du 20 octobre. Vous pouvez d'ores et déjà le voir en replay. 

Publiés aux Journal Officiel du samedi 17 octobre, trois arrêtés modifient la donne du dépistage du Covid-19.

Le Président mercredi dernier, le ministre de la Santé le lendemain, tous les deux ont parlé de la stratégie de dépistage. Soyons francs, nous avons de loin préféré la façon dont Olivier Véran a abordé le sujet. Il n’a pas laissé cours à la ritournelle d’un éventuel échec de la stratégie de dépistage servi au Président la veille par les interviewers. « Nous sommes en train de gagner la bataille des délais de rendu des résultats des dépistages », a-t-il affirmé en préambule. Il a eu la présence d’esprit de remercier « la filière de la biologie » et a remis l’usage des tests antigéniques dans le contexte des recommandations de la Haute autorité de santé (HAS). Tout n’est pas réglé pour autant.

Nous pouvons toutefois nous retrouver sur le constat, ce qui est primordial pour l’avenir. En effet, commençons par arrêter de dire et de répéter en boucle et en généralisant, qu’en matière de tests Covid-19, les délais d’attente sont trop longs, que les résultats sont trop tardifs… Oui, cela arrive et cela peut être constaté dans certains laboratoires, dans certains territoires. Oui cela peut arriver parce qu’une panne peut survenir, qu’un réactif est livré avec un délai non respecté… Mais parler de retards généralisés, non.

Vendredi 9 octobre, la Haute autorité de santé (HAS) a communiqué sa position sur l’utilisation des tests antigéniques (voir le communiqué et l’avis), complétant ainsi les recommandations sur la panoplie des tests aujourd’hui disponibles. 

Pour faciliter la compréhension par les professionnels de santé de l’usage de chacun des tests, leurs limites et ce que l’on peut en attendre, le SDB publie un tableau repère qui synthétise l’ensemble de informations validées à ce jour. A diffuser et partager à tous vos interlocuteurs.

Comme chaque année, la Cour des comptes a publié début octobre (le 7) son « Rapport sur l’application des lois de financement de la sécurité sociale ». En plus de faire un état général des comptes de la sécurité sociale, le rapport passe traditionnellement au crible quelques secteurs choisis des dépenses de l’Assurance maladie. La biologie médicale n’y échappe pas et c’est dans ces pages que périodiquement, les magistrats financiers, très lus par le pouvoir et Bercy en particulier, ont par le passé proposé de réduire drastiquement les tarifs de biologie médicale.

Dans le rapport 2020, les « sages de la rue Cambon » ne consacrent pas de chapitre particulier à la biologie médicale. Mais ils évoquent notre profession. Et le SDB se félicite de constater que les discussions et échanges qu’il a pu avoir ces derniers mois avec eux semblent porter leurs fruits (le SDB a été auditionné par la Cour des comptes les 23 juillet et 24 septembre et lui a remis un mémoire en juillet 2020). Le ton a changé et la Cour ne semble plus aussi hostile qu’auparavant face à notre profession.

Comme en 2019, Klésia Prévoyance propose cette année un service de vaccination antigrippale en entreprise. Il est ouvert aux laboratoires disposant d’un contrat de groupe prévoyance avec Klesia. Pour en bénéficier, le laboratoire doit s’inscrire avant le 30 novembre 2020, via son espace client Entreprise Klesia.fr, rubrique services.

Olivier Véran a annoncé ce jeudi 8 octobre une nouvelle dégradation des indicateurs dans plusieurs agglomérations françaises et leur passage en zone d'alerte maximale. Il a également expliqué les raisons de l'activation du plan blanc dans les hôpitaux parisiens. 

Ceux qui regardent régulièrement nos cartes et statistiques le savent, l’évolution est constante depuis plusieurs semaines. Et les simulations ne sont pas bonnes, comme exposé lors de la réunion de concertation de l’ensemble des représentants des professionnels de santé au ministère de la santé le 30 septembre avec la projection épidémiologique préparé par l’Institut Pasteur et sa présentation lors de la réunion.

Dans ce contexte, le SDB remarque que le ministre de la Santé n'a fait aucune annonce spécifique concernant la politique de dépistage.  L'efficacité de la stratégie de dépistage fait pourtant partie intégrante des mesures de lutte contre l'épidémie.

Pour améliorer la situation parfois encore tendue dans certains territoires, l’ensemble des biologistes médicaux ont communiqué au ministre de la Santé, la semaine dernière, cinq pistes pour l'amélioration de la stratégie "Tester - Tracer - Isoler" (voir ci-dessous). Le SDB a également insisté auprès du ministre de la santé sur plusieurs points et demande que ces propositions soient sérieusement étudiées par les autorités sanitaires pour éviter des situation no maîtrisées telles qu’elles ont été vécues ces dernières semaines.

L’avis de la Haute Autorité de santé (HAS) et les différentes déclarations des tutelles sur les tests antigéniques soulèvent plusieurs interrogations sur le pilotage, par les autorités, de la stratégie de dépistage aujourd’hui. Si le SDB a bien conscience que certains rêveraient d’une solution miracle qui permettrait de réaliser du dépistage de masse du COVID-19 sans les laboratoires de biologie médicale (LBM), ce n’est pas ce nouveau type de tests qui le permettra. 

L’Assurance maladie, dans le cadre de la lutte contre les clusters, souhaite attirer l’attention sur le rendu de résultat aux médecins.

La presse s’est emparée du sujet et l’Assurance maladie a fait savoir hier, 16 septembre, qu’elle « condamnait fermement toute pratique visant à faire payer aux patients un accès plus rapide aux tests PCR » (voir le communiqué).