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S’il y a une réussite parmi les dispositifs mis en place depuis le début de la pandémie, c’est bien le dispositif de remontée d’informations centralisé SI-DEP, alimenté par les laboratoires de biologie médicale. Il a déjà connu deux versions. La troisième vient d'entrer en vigueur, en parallèle du déploiement des tests antigéniques. Tous les laboratoires devront l'avoir déployé le 2 novembre au plus tard.

Pour rappel, concernant la distribution des masques du stock d’État aux professionnels de santé libéraux via les pharmacies d’officine, la règle a changé depuis le 5 octobre. 

Les annonces d'Emmanuel Macron ont été précédées hier par la publication au Journal officiel de l’arrêté du 26 octobre qui comprend une série de mesures visant à faire entrer massivement les tests antigéniques dans le processus de dépistage.

Le sujet est sur la table depuis plusieurs mois. Après le report à 2021 de l’échéance 100%, la profession a demandé (voir courrier ci-joint) au gouvernement que les laboratoires qui le souhaitent puissent suspendre sans sanction le processus d'accréditation. 

Les laboratoires de biologie médicale qui ont souscrit leur contrat collectif de prévoyance auprès de Klésia vont très certainement recevoir dans les prochains jours une lettre leur annonçant une augmentation de cotisation de 20% au 1er janvier 2021.  Cette lettre entre visiblement dans une stratégie de négociation dure de la part de Klésia vis-à-vis de notre branche professionnelle. Une situation que le SDB, représentant de la profession au sein de la branche, n’accepte pas, autant sur le fond que sur la méthode.

Deux sujets COVID : Un Grand entretien avec des biologistes européens (allemand et italien)  et un Focus sur les réclamations patients lors d'un dépistage Covid avec l'équipe de MADP. Voilà le programme qui était proposé par le rendez-vous [Bio-M] du 20 octobre. Vous pouvez d'ores et déjà le voir en replay. 

Publiés aux Journal Officiel du samedi 17 octobre, trois arrêtés modifient la donne du dépistage du Covid-19.

Le Président mercredi dernier, le ministre de la Santé le lendemain, tous les deux ont parlé de la stratégie de dépistage. Soyons francs, nous avons de loin préféré la façon dont Olivier Véran a abordé le sujet. Il n’a pas laissé cours à la ritournelle d’un éventuel échec de la stratégie de dépistage servi au Président la veille par les interviewers. « Nous sommes en train de gagner la bataille des délais de rendu des résultats des dépistages », a-t-il affirmé en préambule. Il a eu la présence d’esprit de remercier « la filière de la biologie » et a remis l’usage des tests antigéniques dans le contexte des recommandations de la Haute autorité de santé (HAS). Tout n’est pas réglé pour autant.

Nous pouvons toutefois nous retrouver sur le constat, ce qui est primordial pour l’avenir. En effet, commençons par arrêter de dire et de répéter en boucle et en généralisant, qu’en matière de tests Covid-19, les délais d’attente sont trop longs, que les résultats sont trop tardifs… Oui, cela arrive et cela peut être constaté dans certains laboratoires, dans certains territoires. Oui cela peut arriver parce qu’une panne peut survenir, qu’un réactif est livré avec un délai non respecté… Mais parler de retards généralisés, non.

Vendredi 9 octobre, la Haute autorité de santé (HAS) a communiqué sa position sur l’utilisation des tests antigéniques (voir le communiqué et l’avis), complétant ainsi les recommandations sur la panoplie des tests aujourd’hui disponibles. 

Pour faciliter la compréhension par les professionnels de santé de l’usage de chacun des tests, leurs limites et ce que l’on peut en attendre, le SDB publie un tableau repère qui synthétise l’ensemble de informations validées à ce jour. A diffuser et partager à tous vos interlocuteurs.

Comme chaque année, la Cour des comptes a publié début octobre (le 7) son « Rapport sur l’application des lois de financement de la sécurité sociale ». En plus de faire un état général des comptes de la sécurité sociale, le rapport passe traditionnellement au crible quelques secteurs choisis des dépenses de l’Assurance maladie. La biologie médicale n’y échappe pas et c’est dans ces pages que périodiquement, les magistrats financiers, très lus par le pouvoir et Bercy en particulier, ont par le passé proposé de réduire drastiquement les tarifs de biologie médicale.

Dans le rapport 2020, les « sages de la rue Cambon » ne consacrent pas de chapitre particulier à la biologie médicale. Mais ils évoquent notre profession. Et le SDB se félicite de constater que les discussions et échanges qu’il a pu avoir ces derniers mois avec eux semblent porter leurs fruits (le SDB a été auditionné par la Cour des comptes les 23 juillet et 24 septembre et lui a remis un mémoire en juillet 2020). Le ton a changé et la Cour ne semble plus aussi hostile qu’auparavant face à notre profession.