Panier Vide

16 sept. 2014

Le SDB s'associe à l'UNAPL pour une journée « Sans professions libérales » le 30 septembre prochain !

Paris, le 16 septembre 2014 - Particulièrement touchés par le projet de loi « croissance et pouvoir d'achat », les biologistes médicaux libéraux joueront l''action unitaire et solidaire avec les autres professions libérales. à ce titre, le SDB appelle les biologistes médicaux à suivre massivement la journée morte « Sans professions libérales » du 30 septembre prochain lancée par l''Unapl (Union nationale des professions libérales). Le SDB demande aux biologistes médicaux de fermer leurs laboratoires ce jour-là, quitte à ce que les nombreux laboratoires qui assurent les examens pour les cliniques se fassent réquisitionner par les ARS (Agences régionales de santé). 

Il est hors de question pour les biologistes médicaux de se voir basculer dans le secteur des services au risque de faire perdre à leurs patients les garanties que leur apporte aujourd'hui leur statut de professionnels de santé.

 

L’union pour lutter contre l’irresponsabilité gouvernementale

“Lors de notre première journée de rentrée, organisée le 12 septembre à Marseille, souligne François Blanchecotte, nos échanges ont montré que l’ensemble de la profession était très déterminé à lutter contre ce texte. Les débats avec les représentants des autres syndicats de biologistes médicaux ont conforté la volonté du SDB d’agir de façon unitaire au sein de la profession, mais aussi de façon coordonnée et rassemblée avec les autres professions libérales.”

Cette mobilisation unanime s’explique par une analyse partagée : le projet gouvernemental est totalement irresponsable. Il est sidérant que sur une série d’analyses dogmatiques et en grande partie fausses, car fondées sur des données totalement obsolètes, le Gouvernement s’apprête à dégrader dangereusement le service au public, que se soit dans le domaine de la santé ou des autres professions libérales.

Un projet extrêmement dangereux et incohérent

Ce projet est de plus totalement incohérent. En faisant mine de s’attaquer à de prétendues professions privilégiées, il fragilise dangereusement un secteur qui représente plus du quart des entreprises françaises et emploie 11% de la population active.
Cette incohérence gouvernementale est spectaculairement visible pour la biologie médicale. Alors que cette même majorité a voté une réforme de la biologie médicale à l’été 2013 et que deux ministres (Santé et Budget) ont contresigné à l’automne 2013 un accord triennal intelligent conclu avec l’Assurance maladie, le projet de loi, en voulant revenir sur la réforme du secteur et diminuer de 1,4 milliard d’euros les dépenses de biologie, met à bas tout ce qui avait été construit au cours de très nombreux mois de négociation.

Pas d’économie et une dégradation du service au public

De plus, en voulant déréglementer à tout va la biologie médicale, loin d’améliorer une offre de biologie qui vient de se restructurer sans licencier, tout en menant une démarche d’accréditation unique au monde dans un contexte de baisse drastique de ses prix, le Gouvernement ne va nullement rendre du pouvoir d’achat aux Français (il n’y a aucun dépassement de prix des examens). Il s’apprête en fait à livrer le secteur à des intérêts financiers (qui détiennent déjà 25% du secteur) et ainsi à accélérer la dégradation de l’offre de soins en biologie médicale en la faisant basculer du secteur de la santé à celui des services, de l’offre de proximité à logique industrielle. Une démarche dramatique pour les patients français et pour les 44 800 salariés du secteur et coûteuse pour les citoyens.

 
 
Dernière modification le jeudi, 23 juillet 2015