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26 mai 2014

Il est urgent de redresser la situation du DPC pour les biologistes médicaux

Paris, le 26 mai 2014. Suite au rapport de l'Igas (Inspection générale des affaires sociales) publié fin avril, les professionnels de santé sont toujours dans l'attente d'une annonce du Gouvernement sur les modifications qu'il entend apporter au dispositif de Développement professionnel continu (DPC). Le SDB (syndicat des biologistes) redemande la prise en compte de la profession de biologiste médical, reconnue par la loi mais ignorée par le DPC, et le financement du DPC pour tous les biologistes afin de maintenir leur haut niveau de compétence, essentiel à la bonne prise en charge des patients.

Le rapport de l’Igas intitulé « Contrôle de l’Organisme gestionnaire du développement professionnel continu et évaluation du développement professionnel continu des professionnels de santé » est sans appel : si les principes de base du DPC sont à « sauvegarder » et si l’OGDPC n’a qu’une « responsabilité limitée » dans le bilan sévère que dresse l’Igas, des premiers mois du DPC, la situation ne peut pas rester en l’état. C’est pourquoi l’Igas suggère quatre scénarios dont la majorité consiste peu ou prou à revenir en arrière et de confier à nouveau l’organisation des for­­mations aux professions.

Quelles que soient les options choisies par les pouvoirs publics, le SDB demande :

• Que la loi, en particulier celle du 30 mai 2013 portant réforme de la biologie médicale, soit enfin respectée au bénéfice des biologistes médicaux. La profession et le diplôme spécifique de biologiste médical ne doivent plus être ignorés par le dispositif. L'affiliation par référence à leur formation d'origine (pharmacie ou médecine) est injustifiée au regard de la spécificité de leur exercice et de la stricte application des lois et règlements encadrant leur profession. Une filière spécifique de formation continue propre à la profession de biologiste médical doit être créée.

• Que le financement pour tous les biologistes soit assuré. Le DPC est une obligation pour tous les professionnels de santé. Pour les biologistes, il est également une condition de l’accréditation de leurs laboratoires. La sous-dotation financière du dispositif, souligné par l’OGDPC lui-même, est extrêmement inquiétante. Le SDB demande donc que les pouvoirs publics allouent les moyens nécessaires pour assurer le financement du DPC de tous les biologistes ou, à défaut, revoit le dispositif pour que cela soit possible.

Si les pouvoirs publics choisissaient l’option d’une révision en profondeur du fonctionnement du DPC, le SDB se prononce sans hésitation en faveur du scénario décrit par l’Igas dans son rapport. Un scénario qui consiste à redonner à chaque profession la maîtrise de son évaluation des pratiques et de sa formation continue, telle que les biologistes l’assuraient parfaitement avec Bioforma, et à conserver un dispositif spécifique pour le DPC interprofessionnel.

Dernière modification le jeudi, 23 juillet 2015