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19 mars 2019

Traitement de l’Hypothyroïdie: Dix points-clés pour mieux prendre en charge les patients

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La Haute Autorité de Santé (HAS) vient de publier un document destiné à aider les professionnels de santé à mieux prendre en charge l’hypothyroïdie. Rappelons que cette maladie touche une à deux personnes sur cent en France (principalement des femmes de plus de 60 ans) et que le diagnostic ainsi que le traitement des patients restent améliorables.

Un guide en quatre parties

La HAS fournit une liste de dix points-clés pour une prise en charge pertinente du patient, dans le but de renforcer les connaissances des professionnels de santé sur l’hypothyroïdie, améliorer le dialogue avec les patients, et éviter les traitements inutiles ou mal adaptés. Cette liste de points-clés est structurée en quatre parties : dépistage, diagnostic, traitement et suivi. Les biologistes médicaux sont impliqués dans les quatre phases.

Les dix points clés

Dépistage

  • En population générale, il n’est pas recommandé de réaliser un dosage de TSH s’il n’y a pas de signes cliniques évocateurs de dysthyroïdie.

Diagnostic

  • En présence de symptômes évocateurs d’hypothyroïdie, il est recommandé de prescrire le dosage de la TSH en première intention. Si le taux de TSH est anormal, il doit être recontrôlé et le dosage de T4L doit être réalisé.
  • Le dosage des anticorps anti-TPO n’est pas nécessaire pour le diagnostic d’hypothyroïdie. Il est utile pour rechercher une origine auto-immune éventuelle de la maladie. La positivité des anti-TPO est associée à un risque plus élevé d’évolution d’une hypothyroïdie fruste vers une hypothyroïdie avérée.
  • Si le taux de TSH n’est que modérément élevé (entre 4 et 10 mUI/L) et que la T4L est normale, il est recommandé de doser à nouveau la TSH et la T4L à distance après les dosages initiaux avant de décider de débuter, ou non, un traitement.
  • Dans le diagnostic initial d’une hypothyroïdie, il n’y a pas lieu de prescrire un dosage de T3L.

Traitement

  • Le traitement par lévothyroxine ne doit pas être initié sans qu’il ne soit réalisé au préalable au moins un dosage de TSH. 
  • En cas d’hypothyroïdie fruste, si le taux de TSH est supérieur à 10 mUI/L lors de 2 examens successifs, un traitement par lévothyroxine doit être discuté avec la personne.
  • Le dosage de la TSH est recommandé 6-8 semaines après le début du traitement par lévothyroxine ou après tout changement de dose ou de spécialité.
  • Il est rappelé que la lévothyroxine est un médicament à marge thérapeutique étroite. Pour des personnes traitées bien équilibrées et sans effet indésirable, il n’y a pas lieu de changer de traitement.

Suivi d’une personne traitée pour hypothyroïdie

  • Si la personne est bien équilibrée sous traitement par lévothyroxine, la surveillance s’effectue annuellement par un interrogatoire, un examen clinique et un dosage de la TSH.

A savoir : la HAS a également inscrit à son programme de travail de l’an prochain l’élaboration de recommandations actualisées sur la prise en charge des troubles thyroïdiens.

Informations supplémentaires

  • Accès Restreint: non