Panier Vide

L’Union nationale des professionnels de Santé (UNPS), au sein de laquelle le SDB représente les biologistes médicaux, a publié en juin une charte interprofessionnelle construite autour de 12 engagements. Destinée à réaffirmer les engagements fondateurs de l’exercice libéral de santé, elle a été élaborée en collaboration avec les patients dans le cadre de la stratégie « Ma Santé 2022 ». Elle vise à promouvoir la qualité des soins délivrée par les professionnels de santé de ville et à susciter le dialogue avec les patients.

Pour le SDB, le SEFI (Service électronique de facturation intégré), c’est toujours non ! Nous étions contre lors de sa présentation en décembre 2016. Notre position n’a toujours pas changé. Pour une bonne raison : il n’y a aucune raison que nous soyons la seule profession à adopter le SEFI sans contrepartie financière et sans négociation ; surtout, les biologistes médicaux n’ont aucun intérêt à se mettre sous la dépendance de l’Assurance maladie pour un process de facturation qui ne pose d’ailleurs aucun problème à ce jour. Etant donné le nombre quasi dérisoire des rejets pour des motifs de tarification, on cherche à régler un problème qui ne se pose pas.
Contre cela, il faut que la profession fasse bloc et qu’aucun laboratoire ne cède aux avances de l’Assurance maladie, même pour une expérimentation. Or nous avons appris qu’un LBM avait récemment franchi le pas. Explication.

Les quatre syndicats représentatifs des biologistes médicaux libéraux étaient réunis le mercredi 3 juillet 2019 au siège de la Cnam avec Nicolas Revel, pour la seconde réunion de négociation du prochain protocole d’accord triennal sur les dépenses de biologie médicale. La première avait eu lieu le 12 juin dernier. Après avoir écouté le directeur de l’Assurance maladie expliquer sa démarche, les quatre syndicats ont unanimement décidé de quitter la table de négociation. Ce geste fort fait suite à l’annonce, le 27 juin dans la soirée, d’une demande de 180 millions d’euros d’économies faite à la profession dans le cadre du rapport Charges et Produits.

C’est avec stupéfaction que le SDB a pris connaissance des informations publiées dans les médias le 27 juin au soir : dans son document « Charges et produits », l’Assurance maladie proposerait de faire, pour la seule année 2020, 180 millions d’euros d’économies sur les dépenses de biologie médicale. Une « proposition » qui est faite au gouvernement alors même que se sont ouvertes le 12 juin dernier des négociations en vue de l’élaboration d’un nouveau protocole d’accord entre l’Assurance maladie et les biologistes médicaux pour une durée de trois ans à compter de 2020.

Le 12 juin dernier, le SDB et les autres syndicats représentatifs de la profession avaient rendez-vous avec Nicolas Revel, le Directeur général de l’Assurance maladie, pour la réunion de lancement des négociations du prochain protocole d’accord, l’actuel prenant fin en décembre 2019.
 
Il s’agissait d’un premier round d’observation. Les enjeux, pour le SDB, sont clairs, d’autant que nous avions enrichi la préparation de la rencontre en réunissant quelques biologistes médicaux de terrain.
 
Mais la négociation risque d’être très fortement impactée par le contexte des dépenses de la Sécurité sociale qui dérapent de nouveau. La Cour des comptes vient d’ailleurs de publier une alerte les concernant. Les biologistes médicaux vont-ils, une nouvelle fois, être victimes d’un mauvais timing ?

Merci au Cofrac et à ses responsables d’avoir accepté l'invitation du SDB  à faire un bilan de l'accréditation des LBM et à débattre des difficultés de l'objectif de l'accréditation à 100% au 31 octobre 2020. Le SDB remercie les syndicats publics et privés qui ont participé à cette réunion qui s'est déroulée le vendredi 7 juin dans ses locaux. Retrouvez ci-joint les chiffres de l'état des lieux au 1er juin. 

Vous avez jusqu'au 7 juin pour voter à l'élection des représentants des biologistes médicaux à la section G de l’Ordre des pharmaciens. N'attendez-plus, votez si cela n'est pas déjà fait !

L'élection à la section G a souvent été l’objet d’un fort taux d’abstention de la part des pharmaciens biologistes, qui peut être expliqué par l’impression de l’absence d’implication de cette institution dans le devenir de la biologie médicale. Il est justement temps que cela change !

Rappel des raisons pour lesquelles le SDB souhaite aujourd’hui vous alerter sur l’enjeu des élections de 2019.

C’est une première. Sous l’impulsion du Conseil National Professionnel de Biologie médicale, présidé par Jean-Louis Pons, représentant du SDB, un travail commun avec l’Ordre des Médecins et la section G de l’Ordre des Pharmaciens a abouti à un document de référence listant les 20 missions principales du biologiste médical. Il s’agit d’un socle à partir duquel la profession doit inventer son avenir. Le SDB soutient avec force cette démarche et mettra tout en œuvre pour que ces missions alimentent l’ensemble des textes et des négociations auxquels il participe.

Cela fait maintenant un an que le Règlement général sur la protection des données (RGPD), édicté dans le cadre de l’Union européenne, s’impose en France, comme dans l’ensemble des pays membres de l’Union européenne. Les professionnels de santé, qui manipulent des données personnelles sensibles, sont particulièrement concernés par le respect de ces règles européennes. Qui, en France, ont été complétées par des règles nationales. Rappel des éléments clés.

François Blanchecotte, président du SDB, a été reçu le 23 mai au cabinet de la ministre de la Santé pour parler de l’avenir de la profession. Une rencontre encourageante, marquée par une réelle volonté d’écoute et d’échanges. Le SDB a pris date et espère une prise en compte concrète des enjeux professionnels et de santé publique que doivent relever les biologistes médicaux dans les prochaines années.