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27 nov. 2017

Prévalence des infections dans les Ehpad : des améliorations à prévoir

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Santé publique France et le réseau CClin-Arlin1 ont publié les résultats de leur première « Enquête nationale sur la prévalence des infections associées aux soins et des traitements antibiotiques en Établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes » (Ehpad) en 2016. Des pistes d’amélioration sont envisagées.

Prévalence des infections dans les Ehpad : des améliorations à prévoir Prévalence des infections dans les Ehpad : des améliorations à prévoir

L’enquête Prév'Ehpad 20162 a pour objectif de mobiliser l’ensemble des professionnels de santé des Ehpad et des prescripteurs potentiels sur la maîtrise du risque infectieux et le juste usage des antibiotiques afin de contribuer à l’amélioration de la sécurité des soins des résidents. Elle révèle que la disponibilité des solutions hydro-alcooliques (99,5 %) est une pratique acquise dans les Ehpad.

Une fréquence des infections associées aux soins plus faible qu’attendue

L’enquête montre que la prévalence des infections des résidents était de 3,04 % en 2016 : 36,9 % d’infections urinaires, 24 % d’infection respiratoires basses, 11 % de pneumonies, 20,4 % d’infections de la peau et des tissus mous ou encore 5,6 % d’infections d’escarres. Les taux de prévalence observés sont plus faibles comparés aux précédentes enquêtes françaises ou étrangères réalisées dans le secteur médicosocial.

Par ailleurs, la prévalence nationale des résidents prenant au moins un traitement antibiotique par voie générale le jour de l’enquête était de 2,76 %. Dans la majorité des cas, le traitement était pris par voie orale (85,1 %). Les principaux sites ciblés par les antibiotiques étaient pulmonaires (36,2 %), urinaires (33,3 %), cutanés et les tissus mous (14,8 %).

La durée des traitements curatifs, au jour de l'enquête, dépassait sept jours dans 34,4 % des cas et la réévaluation systématique dans les trois jours n'avait été réalisée que dans 31,4 % des cas.

Des pistes d'amélioration

A la suite de cette enquête, il a été acté que des améliorations en termes d’organisation doivent porter sur l’accès à une expertise en matière d’hygiène (présente dans 64,6 % des cas) et à un référent en antibiothérapie (présent dans 45,3 % des Ehpad) mais également sur la présence de correspondants en hygiène dans les Ehpad (effective que dans 59,4 % des cas).

Par ailleurs, la réévaluation systématique des traitements dans les trois jours doit être renforcée. Des actions de sensibilisation au juste usage des antibiotiques sont à mettre en place auprès des nombreux prescripteurs intervenant en Ehpad. Enfin, le respect des précautions standards, notamment l’hygiène des mains, demeure l'élément-clé de la prévention de la transmission croisée des infections et de l'antibiorésistance.

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1 Cette enquête a été réalisée par le réseau CClin-Arlin dans le cadre du Réseau national d’alerte d’investigation et de surveillance des infections nosocomiales et associées aux soins (Raisin) en partenariat avec Santé publique France.

2 L’enquête Prév’Ehpad s’est déroulée entre mai et juin 2016 auprès de l’ensemble des résidents d’un échantillon de 719 Ehpad tirés au sort. La moitié des Ehpad sollicités (taux de participation de 51 %) ont participé à l’enquête avec, à la clef, l’inclusion des 28 277 résidents.

Pour lire l’intégralité de l’enquête : http://invs.santepubliquefrance.fr/fr/Publications-et-outils/Rapports-et-syntheses/Maladies-infectieuses/2017/Enquete-nationale-de-prevalence-des-infections-associees-aux-soins-et-des-traitements-antibiotiques-en-Etablissements-d-hebergement-pour-personnes-agees-dependantes.

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