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30 oct. 2017

Quelles maladies infectieuses chez les populations migrantes?

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En octobre 2015, conformément aux recommandations de la mission d’évaluation du dispositif de prise en charge sanitaire des migrants vivant dans le campement de Calais, un système de surveillance épidémiologique a été mis en place par Santé publique France, étendu au camp de Grande-Synthe en décembre 2015.

Quelles maladies infectieuses chez les populations migrantes? Quelles maladies infectieuses chez les populations migrantes?

Les objectifs de la surveillance étaient de détecter précocement toute épidémie et de suivre les tendances de pathologies cibles afin d’adapter l’offre de soins curatifs et préventifs. La surveillance a été organisée selon deux modalités. D’une part, le dispositif de signalement à l’Agence régionale de santé (ARS) des Maladies à déclaration obligatoire (MDO) et des cas groupés de pathologies infectieuses a été renforcé. D’autre part, la cellule d’intervention, dans la région des Hauts-de-France, de Santé publique France (Cire), a mis en place un système de surveillance syndromique.

Les motifs de soins

Les Infections respiratoires aiguës (IRA) hautes et les ORL, qui représentent en moyenne respectivement 17 % des recours à Calais et 35 % à Grande-Synthe, ont été les deux principaux motifs de consultation. Les enfants de moins de 5 ans étaient principalement concernés (42 % des recours pour les IRA hautes à Calais et 47 % dans le camp de la Linière). Les IRA basses et les syndromes grippaux (13,3 % à Calais et 6,6 % à Grande-Synthe) ont également constitué des motifs importants de recours, notamment du fait de la survenue d’épidémies de grippe dans les deux campements.

Entre les mois de novembre 2015 et octobre 2016, un total de 15 cas de tuberculose ont été déclarés à l’ARS par les médecins de la Permanence d’accès aux soins de santé (PASS) de Calais, dès le diagnostic établi. A Calais toujours, la gale a été un motif constant et important de demande de soins (13,6 %, en moyenne), variant de 20 à 30% des recours jusqu’en mars 2016 pour diminuer à environ 10 % à partir de juin 2016.

Cette expérience a démontré la faisabilité et l’utilité d’une surveillance syndromique dans le contexte complexe d’un camp de migrants ouvert, où la population accueillie se renouvelle en permanence et où l’offre de soins, composée d’intervenants multiples, évolue régulièrement.

Pour lire l’intégralité de l’étude : http://invs.santepubliquefrance.fr/beh/2017/19-20/2017_19-20_1.html

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Dernière modification le lundi, 30 octobre 2017
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