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Communiqués de Presse (121)

Contact presse : François Blanchecotte, Président du SDB

Tel. : 06 08 89 61 02 - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

  • Au 2e jour de leur grève commune avec les autres professionnels de santé, les biologistes médicaux réitèrent leur appel au dialogue avec le gouvernement.
  • À midi, le taux de suivi de cette grève est de 95 % des laboratoires.
  • Lors d’une conférence de presse qui s’est tenue en marge des Journées de l’Innovation en Biologie (au Palais des Congrès de Paris), les syndicats de la profession ont annoncé au moins 10 000 emplois menacés par le projet de rabot gouvernemental.
  • Ils ont également rappelé le dernier compromis qu’ils ont transmis à la CNAM – une proposition d’économies pour 685 millions d’euros sur quatre ans – pour lequel ils n’ont reçu aucune réponse écrite et chiffrée à ce jour.
  • Constatant l’inflexibilité des autorités, les biologistes ont dit être « prêts au bras de fer » et annoncent déjà une prochaine action pour la semaine prochaine si aucune réponse ne leur est apportée : la suspension de la transmission des données de biologie médicale sur le Dossier Médical Partagé.
  • Ce mardi, au nom de l’ABM, les syndicats de biologie médicale ont réitéré, par courrier, leur proposition de participer à l’effort de guerre pour la période Covid et leur souhait de négocier un accord triennal pour 2024-2026. Dans ce compromis proposé à Thomas Fatôme, en plus de la contribution exceptionnelle de 250 millions d’euros qu’ils lui ont soumise pour 2023, les syndicats proposent une contribution de 145 millions d’euros en 2024, 2025 et 2026, soit une économie totale de 685 millions d’euros jusqu’en 2026.

  • Sauf que l’Assurance Maladie, en leur répondant par une énième proposition de réunion de travail, joue la montre plutôt que de répondre précisément et chiffres à l’appui à la proposition des syndicats. En conséquence, et comme précisé dans le courrier qu’ils lui ont adressé, les syndicats de biologie médicale appellent à rejoindre le mouvement des professionnels de santé et se mettront en grève reconductible dès le 1er décembre.

  • Le lundi 21 novembre, le Directeur général de l’Assurance maladie a reçu les syndicats de la profession, acceptant de reprendre le dialogue sur les économies prévues par le gouvernement dans le PLFSS.
  • Au nom de l’ABM, les syndicats ont réitéré leur proposition de participer à l’effort de guerre pour la période Covid et leur souhait de négocier un accord triennal pour 2024-2026.
  • Devant le manque de réponse claire de Thomas Fatôme, ils lui adressent ce mardi 22 novembre un courrier lui proposant un compromis. En plus de la contribution exceptionnelle de 250 millions d’euros qu’ils lui ont faite pour 2023, ils proposent une contribution de 145 millions d’euros en 2024, 2025 et 2026, soit une économie totale de 685 millions d’euros jusqu’en 2026. Les laboratoires de biologie médicale ne pourront pas aller plus loin que cet effort colossal qui correspond à 80% des bénéfices totaux liés à l'activité COVID depuis 2020.
  • Si cette nouvelle main tendue, ce nouvel effort et cette nouvelle proposition ne sont pas reconnus et acceptés, les laboratoires rejoindront la grève des professionnels de santé à partir du 1er décembre.
  • Les biologistes médicaux annoncent la suspension temporaire de leur grève et la reprise de leurs activités le jeudi 17 novembre.
  • Ils se réjouissent de la décision de Thomas Fatôme, annoncée par un mail aux laboratoires, de ne pas appliquer de baisses répétées de la valeur des actes, contrairement à ce qu’il avait annoncé le 7 novembre.
  • En conséquence, ils demandent une réunion de travail d’urgence avant la fin du vote du PLFSS 2023 avec MM. Gabriel Attal, François Braun et Thomas Fatôme, et reprendront la grève s’ils n’obtiennent pas de réponse.
  • Au premier jour de leur mobilisation, les membres de l’Alliance de la Biologie Médicale confirment la mobilisation exceptionnelle des laboratoires : plus de 95 % des laboratoires sont fermés pour cause de grève ce lundi à 12h.
  • À l’occasion d’une conférence de presse visant à expliquer les raisons de leur mouvement, les membres de l’ABM ont rappelé la proposition qu’ils font depuis le début et qui est désormais soutenue par le Sénat : une contribution exceptionnelle de 250 millions d’euros uniquement sur l’enveloppe Covid et limitée à 2023.
  • Alors que le gouvernement refuse tout dialogue et répand des chiffres tronqués dans la presse pour discréditer la profession, les laboratoires de biologie médicale en appellent désormais à l’intervention du président de la République pour régler ce conflit.
  • Après des semaines de dialogue de sourds avec le gouvernement, les représentants de la biologie médicale se félicitent d’avoir trouvé un premier soutien de poids au Sénat.
  • Ils considèrent que la proposition de la Chambre haute permettrait de sortir de ce conflit par le haut et appellent le gouvernement à la maintenir dans le texte final qui sera adopté.
  • Un nouveau refus du gouvernement serait une énième preuve de son inflexibilité face à la volonté de dialogue des biologistes médicaux.
  • Pour rappel : les laboratoires de biologie médicale seront en grève à compter de lundi 14 novembre, à l’appel de leurs syndicats, pour protester contre le projet gouvernemental.

Dès la publication du rapport charges et produits de la CNAM en juillet 2022, les laboratoires de biologie médicale ont dit partager l’objectif du gouvernement de mieux maitriser les dépenses de santé et ont affirmé leur volonté de participer à l’effort exceptionnel sur les dépenses COVID sans remettre en question le montant de l’enveloppe de 250 millions d’euros proposé à l’article 27 du PLFSS. Mais, à la condition que cet effort porte uniquement sur les actes COVID et sur la seule année 2023.

  • Devant la surdité des pouvoirs publics sur les risques qu’un rabot de 250 millions d’euros chaque année jusqu’en 2026 ferait peser sur les laboratoires de biologie médicale, l’Alliance de la Biologie Médicale a décidé de suspendre, à compter du 27 octobre et jusqu’à nouvel ordre, la transmission des données de dépistage de la Covid 19 sur la plateforme SIDEP (système d’information de dépistage du covid-19).
  • Cette décision a un coût financier non-négligeable pour les biologistes médicaux – les tests n’étant pas remboursés par la CNAM aux laboratoires en l’absence de transmission des données sur la plateforme SIDEP - mais permettra de mettre en lumière le caractère fondamentalement hypocrite du projet gouvernemental : vouloir une biologie médicale au rabais a des conséquences sur l’efficacité du système de santé.